«Je ne ferais pas de mal à une mouche», affirme Mohamed Abrini

TERRORISME Comme Salah Abdeslam, Mohamed Abrini minimise son rôle dans les attentats et fait porter la responsabilité aux kamikazes…

Clémence Apetogbor

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Mohamed Abrini. AFP PHOTO / BELGIAN FEDERAL POLICE.
Mohamed Abrini. AFP PHOTO / BELGIAN FEDERAL POLICE. — AFP

Mohamed Abrini, le troisième homme de l’ aéroport de Zaventem, a affirmé ne pas être radicalisé et n’avoir jamais été en Syrie, lors de son interrogatoire face au juge d’instruction, révèle ce jeudi BFMTV.

Selon la chaîne, qui a eu accès aux déclarations de ce Belgo-Marocain âgé de 30 ans, ce dernier a reconnu être « l’homme au chapeau » repéré sur des images de vidéosurveillance de l’aéroport de Bruxelles, mais affirme n’avoir jamais voulu se faire sauter. « Je ne ferais pas de mal à une mouche », a-t-il dit.

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Abrini charge Laachraoui et les frères El Bakraoui

Il explique s’être associé aux frères El Bakraoui et à Najim Laachraoui pour pouvoir se cacher, mais nie partager leurs idées. Selon lui, les trois hommes sont les cerveaux des attentats de Bruxelles.

Mercredi, dans le numéro 14 de son magazine de propagande Dabiq, l’organisation de l’Etat islamique a assuré que les frères Ibrahim et Khaled El Bakraoui ont préparé les deux séries d’attaques, qui ont fait 32 morts.

C’est la France, et l’Euro de football qui était visé, avant que l’arrestation de Salah Abdeslam ne précipite les événements et que les djihadistes choisissent Bruxelles comme nouvelle cible.

En cavale

Rien ne s’est passé comme Ibrahim el Bakraoui ne l’avait prévu, révèle Mohamed Abrini. Il dit s’être enfui après les deux explosions qui avaient pour cibles les halls d’embarquements pour les Etats-Unis, la Russie et Tel-Aviv, abandonnant sa veste dans une poubelle et laissent son chapeau.

Le 22 mars, date à laquelle les autorités belges lancent un avis de recherche contre lui, il multiplie les planques.

Mohamed Abrini et Salah Abdeslam font tous deux Mohamed Abrini, contrairement à ce qu’affirme le parquet fédéral belge, nie avoir été en Syrie. Pourtant, selon les autorités belges, il y aurait séjourné en 2015.

Ce jeudi, Mohamed Abrini doit comparaître devant une juridiction d’instruction siègeant à huis clos, qui doit décider de son maintien en détention.