«Panama Papers»: David Cameron contre-attaque avec des mesures contre les paradis fiscaux

EVASION FISCALE Les annonces du Premier ministre britannique visent notamment à contre-balancer l’effet désastreux dans l’opinion publique des révélations sur sa participation dans la société offshore de son père…

20 Minutes avec AFP

— 

Le Premier ministre britannique David Cameron, le 23 mars 2016 à Londres.
Le Premier ministre britannique David Cameron, le 23 mars 2016 à Londres. — Frank Augstein/AP/SIPA

Impliqué dans le scandale des « Panama Papers », David Cameron a tenté ce lundi de faire bonne figure en présentant des mesures ciblant les paradis fiscaux.

Au cours du week-end, le Premier ministre britannique, dans la tourmente depuis qu’il a été contraint d’avouer avoir détenu des parts dans la société offshore de son père Ian, décédé en 2010, avait déjà tenté de reprendre la main en jouant la transparence sur ses impôts.

>> A lire aussi : Cameron montre patte blanche sur ses impôts

Publication des déclarations de revenus de plusieurs responsables politiques

David Cameron a publié ses avis d’imposition des six dernières années, soit depuis qu’il est à la tête du gouvernement britannique.

Le geste semble avoir provoqué une épidémie de transparence chez les responsables politiques britanniques, puisque lundi, ce sont deux potentiels successeurs de David Cameron, son ministre des Finances George Osborne et le maire de Londres Boris Johnson, mais aussi le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn, qui ont publié à leur tour leurs feuilles d’impôts.

Les Îles Caïmans, les Iles Vierges, Jersey ou les Bermudes dans le viseur

S’exprimant devant le Parlement, David Cameron a donc annoncé ce lundi un train de mesures visant à lutter contre l’évasion fiscale. Les dépendances de la Couronne – ces territoires, comme les Îles Caïmans, considérés comme des paradis fiscaux — devront désormais partager leurs informations fiscales avec les autorités britanniques, a déclaré David Cameron.

>> A lire aussi : La France veut renforcer «la coopération internationale»

« Pour la première fois, la police et les autorités seront en mesure de voir exactement qui détient vraiment et contrôle les compagnies enregistrées sur ces territoires », a dit le chef de l’exécutif britannique, citant notamment les Îles Caïmans, les Iles Vierges, Jersey ou les Bermudes.

David Cameron, qui présidera le mois prochain à Londres un sommet international contre la corruption, a également annoncé vouloir légiférer pour que « les sociétés qui ne parviennent pas à empêcher leurs employés de faciliter l’évasion fiscale soient tenues pénalement responsables ».