«Panama papers»: DSK et LSK, son ex-fonds d'investissement, dans la tourmente

FRAUDE FISCALE Selon Le Monde, la société LSK a aidé des clients à ouvrir et à gérer des sociétés aux Seychelles, aux îles Vierges britanniques, au Panama et à Hong Kong…

20 Minutes avec AFP

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DSK en février 2015 à Lille.
DSK en février 2015 à Lille. — Christophe Ena/AP/SIPA

Le Monde continue ses révélations dans le cadre de la vaste enquête sur les «  Panama papers ». Ce mercredi, le quotidien révèle que la société d’investissement luxembourgeoise LSK, présidée par  Dominique Strauss-Kahn jusqu’en octobre 2014, a créé 31 sociétés dans des paradis fiscaux.

Selon le quotidien, qui a eu accès aux documents provenant du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, LSK (Leyne Strauss-Kahn & Partners), anciennement présidée par l’ex-patron du FMI, a aidé des clients à ouvrir et à administrer des sociétés aux Seychelles, aux îles Vierges britanniques, au Panama et à Hong Kong via une filiale baptisée Assya Asset Management Luxembourg (AAML).

Une pratique datant d’avant l’arrivée de DSK

« La plupart ont servi à ouvrir des comptes en banque domiciliés en Suisse, au Luxembourg, au Panama ou à Hong Kong - un montage souvent utilisé pour dissimuler l’identité réelle des bénéficiaires des fonds », explique Le Monde.

Parmi les bénéficiaires figurent « de riches particuliers français, des producteurs audiovisuels asiatiques, un important groupe d’aménagement parisien ».

Le Monde souligne que LSK, aujourd’hui en faillite, pratiquait l’activité offshore avant l’arrivée de DSK à sa présidence en octobre 2013. Contacté par le quotidien, son entourage fait valoir qu’il « n’était pas impliqué dans la gestion quotidienne du fonds, et encore moins dans les activités de gestion de fortune » et qu’il « n’était pas au courant de cette activité de domiciliation offshore ».

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Dominique Strauss-Kahn est déjà visé par plusieurs plaintes déposées par d’anciens actionnaires de LSK qui estiment qu’on leur a présenté, au moment de leur investissement, une situation financière du fonds non conforme à la réalité.

Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris le 7 mars notamment pour escroquerie en bande organisée, abus de biens sociaux et abus de confiance.