Libye: Le gouvernement d'union nationale officiellement au pouvoir

TRANSITION Les autorités non reconnues à Tripoli ont cédé le pouvoir mardi soir au gouvernement d’union nationale dirigé par Fayez al-Sarraj...

20 Minutes avec AFP

— 

Fayez al-Sarraj (deuxième à partir de la droite) et son gouvernement, le 31 mars 2016, à Tripoli.
Fayez al-Sarraj (deuxième à partir de la droite) et son gouvernement, le 31 mars 2016, à Tripoli. — AFP

Une étape considérable vers la transition. Les autorités libyennes à Tripoli ont cédé le pouvoir mardi soir au gouvernement d’union nationale dirigé par Fayez al-Sarraj.

Ce dernier est le fruit d’un accord politique signé fin décembre au Maroc sous l’égide des Nations unies par certains députés des deux Parlements rivaux du pays livré aux milices depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

>> A lire aussi : Près de 1.500 migrants sauvés au large de la Libye en 48 heures

« Mettre fin à l’effusion de sang»

« Nous vous informons que nous cessons d’exercer nos fonctions exécutives, présidentielles et ministérielles », a annoncé le gouvernement non reconnu de Khalifa Ghweil siégeant à Tripoli. Et de justifier sa décision, prise « au vu des développements politiques à Tripoli », par la volonté de « mettre fin à l’effusion de sang et éviter la partition » du pays. Il souligne à l’occasion qu’il n’était « désormais plus responsable (…) de ce qui pourrait arriver dans l’avenir ».

Le gouvernement Ghweil était soutenu par la coalition de milices Fajr Libya, qui avait pris le contrôle de Tripoli en août 2014, poussant les autorités reconnues par la communauté internationale à s’installer dans l’est du pays.

Pas reconnu à l'est

Son départ est un signe positif de plus pour les nouvelles autorités, qui ont reçu le soutien d’institutions clés comme la Banque centrale et la compagnie nationale pétrolière ainsi que celui de plusieurs municipalités. Depuis son arrivée à Tripoli mercredi dernier, le Premier ministre désigné Fayez al-Sarraj et son équipe restaient cantonnés dans la base navale de la capitale.

Fayez al-Sarraj doit maintenant s’atteler à stabiliser le pays, entre les autorités basées dans l’est du pays, qui n’ont pas encore reconnu cette passation de pouvoir, et l’organisation de l’Etat islamique, qui s’est implanté dans le territoire.