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GRECEGrèce: Le FMI est encore loin d'un plan acceptable, pour Christine Lagarde

Grèce: Le FMI est encore loin d'un plan acceptable, estime Christine Lagarde

GRECELa directrice générale du Fonds monétaire internationale répond après la fuite d'un document sur Wikileaks...
La directrice du FMI Christine Lagarde, à la Banque de France, à Paris, le 12 janvier 2016.
La directrice du FMI Christine Lagarde, à la Banque de France, à Paris, le 12 janvier 2016. - ROMUALD MEIGNEUX/SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Les discussions sur la dette grecque sont encore loin d'avoir abouti à un programme acceptable par le FMI, a estimé dimanche sa directrice générale Christine Lagarde. «Ma vision des négociations en cours, c'est que nous sommes encore à une bonne distance d'un programme cohérent que je puisse présenter à notre conseil d'administration», écrit-elle dans une lettre au Premier ministre grec Alexis Tsipras rendue publique sur le site internet du FMI [en anglais].​

​ Elle y répond à une demande d'explications d'Athènes après la publication par Wikileaks d'un document sur les négociations en cours entre Athènes et ses créanciers, où des représentants du Fonds évoquent un éventuel défaut du pays.

«Spéculation absurde»

Dans sa lettre, Christine Lagarde rappelle avoir déjà indiqué à plusieurs reprises que le Fonds ne pouvait soutenir «qu'un programme qui soit crédible et basé sur des hypothèses réalistes», faute de quoi «il échouerait à rétablir la confiance» et forcerait la Grèce à adopter encore plus de mesures d'ajustement.

«Bien sûr, toute spéculation sur le fait que les équipes du FMI envisageraient d'utiliser un événement de crédit comme tactique de négociation est simplement absurde», poursuit Christine Lagarde. «Le FMI conduit ses négociations de bonne foi, pas par des menaces, et nous ne communiquons pas par l'intermédiaire de fuites», assure-t-elle.

«C'est quand les Grecs allaient sérieusement manquer d'argent et être en défaut»

Wikileaks a publié ce que l'organisation présente comme la transcription d'une conférence téléphonique tenue le 19 mars entre notamment Poul Thomsen, chef du département Europe du Fonds, et Delia Velculescu, chef de mission du FMI pour la Grèce. Ils discutent de la stratégie à adopter dans les négociations, qui achoppent notamment sur la réforme des retraites et la réforme fiscale.

Se plaignant de la lenteur des pourparlers et des différences entre les prévisions économiques pour la Grèce des Européens et celles du FMI, Poul Thomsen interroge: «Qu'est-ce qui va amener au point de décision? Dans le passé, il n'y a eu qu'une fois où la décision a été prise et c'est quand ils (les Grecs) allaient sérieusement manquer d'argent et être en défaut». «Et il est possible que cela se passe à nouveau. Et dans ce cas ça traîne jusqu'en juillet et clairement les Européens ne vont pas discuter pendant le mois avant le Brexit», ajoute-t-il en référence au référendum britannique sur une possible sortie de l'UE, prévu le 23 juin.

«Je conviens avec vous que des négociations fructueuses se construisent sur la confiance mutuelle, et l'incident de ce week-end m'a rendu inquiète sur notre capacité à effectivement faire des progrès dans un climat d'extrême sensibilité aux déclarations de l'une ou l'autre des parties», écrit encore Christine Lagarde au Premier ministre grec.

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