Et maintenant, la Corée du Nord brouille les GPS du Sud

TENSIONS Bateaux et avions sud-coréens auraient été affectés par le brouillage des systèmes de géolocalisation par le Nord...

M.C.

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Un militaire nord-coréen montre sur une carte la zone démilitarisée entre les deux Corée.
Un militaire nord-coréen montre sur une carte la zone démilitarisée entre les deux Corée. — Wong Maye-E/AP/SIPA

Un énième moyen de nuisance dans la guerre des nerfs que se livrent les deux Corée. Pyongyang brouille volontairement depuis jeudi les systèmes de géolocalisation GPS du Sud au moyen d’ondes radio, a accusé ce vendredi Séoul. La Corée du Sud affirme aussi que son voisin aurait également tiré un missile de courte portée ce même jour.

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La Corée du Sud accuse Pyongyang d’avoir déjà tenté à plusieurs reprises depuis 2010 (lien en anglais) d’interférer dans son système de réception GPS, notamment avec des équipements importés de Russie. Cette fois-ci, les émissions de brouillage émaneraient de plusieurs points du territoire du Nord, affirme Séoul.

Le ministère des Sciences a de son côté précisé que 58 avions et 52 bateaux avaient été affectés par ces brouillages, sans qu’ils n’occasionnent toutefois de conséquences graves pour leur navigation. Et, selon les garde-côtes sud-coréens, sur les 332 bateaux de pêcheurs qui avaient pris la mer vendredi matin, 71 ont été contraints de rentrer au port, faute de pouvoir utiliser leur GPS.

« Acte de provocation »

« Le brouillage GPS est un acte de provocation. Nous exhortons le Nord à cesser ces actes de provocation et à se comporter d’une façon qui aide à améliorer les relations intercoréennes », a déclaré aux journalistes le porte-parole du ministère de l’Unification.

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Ce nouvel épisode intervient alors que les tensions ont considérablement augmenté sur la péninsule depuis le quatrième essai nucléaire nord-coréen le 6 janvier. Le climat s’est encore détérioré récemment avec le lancement des manœuvres militaires conjointes en Corée du Sud entre Séoul et Washington. Pyongyang, qui les considère comme une menace pour son territoire, y a répondu par des menaces de frappes nucléaires et de nombreux tirs de missiles en mer.

Le dernier en date a été tiré, selon le ministère sud-coréen de la Défense, ce vendredi vers 12h45 (5h45, heure française) de la ville de Sondok, dans l’est de la Corée du Nord. Il n’a pas été en mesure de donner plus de précisions sur la trajectoire du projectile. L’agence sud-coréenne Yonhap rapporte de son côté que le missile a parcouru 100 km avant de s’abîmer en mer du Japon, également appelée mer Orientale.