San Bernardino: La police débloque l'iPhone des auteurs de l'attentat sans Apple

ETATS-UNIS Les autorités américaines, qui se sont débrouillées seules, ont annulé la procédure menée contre Apple pour que l'entreprise les aide après la fusillade de San Bernardino...

20 Minutes avec AFP

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Syed Farook et Tashfeen Malik, les deux tueurs de San Bernardino
Syed Farook et Tashfeen Malik, les deux tueurs de San Bernardino — AFP

Fin du bras de fer judiciaire et médiatique.Le FBI a trouvé la faille sans l’intervention d' Apple. Les enquêteurs ont réussi à accéder au contenu de l’iPhone d’un des auteurs de l’attentat de San Bernardino (Californie), ont annoncé lundi les autorités américaines.

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Le gouvernement a « accédé avec succès aux données stockées sur l’iPhone de [Syed] Farook et n’a donc plus besoin de l’assistance d’Apple », a indiqué un document transmis à la justice par les autorités américaines. Elles y demandent l’annulation de l’injonction avec laquelle elles avaient tenté d’obliger Apple à aider les enquêteurs.

Washington réclamait de pouvoir accéder à des données cruciales

« Notre décision de mettre fin à la procédure est basée seulement sur le fait que, avec l’assistance récente d’un tiers, nous sommes maintenant capables de débloquer cet iPhone sans compromettre les informations dans le téléphone », a indiqué Eileen Decker, procureure fédérale du centre de la Californie, dans un communiqué.

Le gouvernement américain avait déjà annoncé la semaine dernière être sur la piste d’une méthode susceptible de débloquer l’appareil, laissant ainsi entrevoir la possibilité d’écourter la bataille juridique avec Apple, qui menaçait d’être longue et périlleuse.

Washington, soutenu par des familles de victimes, réclamait de pouvoir accéder à des données potentiellement cruciales pour déterminer comment Syed Farook et sa femme Tashfeen Malik avaient organisé l’attentat du 2 décembre, qui a fait 14 morts, et notamment s’ils avaient bénéficié d’aide extérieure.

Un dangereux précédent pour Apple

Apple, de son côté, soutenait qu’aider à décrypter le téléphone de Farook créerait un dangereux précédent qui pourrait justifier que les autorités demandent à l’avenir l’accès aux données personnelles de nombreux citoyens pour diverses raisons.

La marque à la pomme avait reçu l’appui d’experts en sécurité, de militants pour le droit à la vie privée et d’autres géants technologiques comme Google.