Attentats à Bruxelles: «J'ai vu un ballet de voitures de police défiler à l'aéroport»

TEMOIGNAGES Premiers récits des témoins directs ou indirects des attaques de ce matin dans la capitale belge…

D.B., V.V.
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A l'aéroport Zaventem, le 22/3/2015. AFP PHOTO / Belga / Jonas Roosens.
A l'aéroport Zaventem, le 22/3/2015. AFP PHOTO / Belga / Jonas Roosens. — AFP PHOTO / Belga / Jonas Roosens.

« On se demandait quand les terroristes allaient frapper, on le sait désormais », commente Jonathan, qui travaille à Evere, une commune située à 10 minutes de l’aéroport. « Juste avant de partir au boulot, j’ai entendu des informations assez floues à la radio qui parlaient d’explosions, mais je suis quand même allé au travail en scooter », explique-t-il à 20 Minutes. Des fenêtres de son bureau, il a été témoin de la panique qui y régnait : « J’ai vu un ballet de voitures de police défiler et des personnes tenter de quitter l’aéroport à pied. Car impossible de trouver un taxi et la ligne de train qui conduit à l’aéroport a été bouclée », témoigne-t-il.

« J’ai vu ensuite de nombreuses voitures de polices se déplacer vers le centre de Bruxelles toutes sirènes hurlantes une fois que l’on a su que le métro avait été frappé », raconte-t-il. « Depuis les communications de portables ne passent quasiment plus. Le réseau téléphonique est complètement saturé. Pour l’instant je sais juste que ma famille est en sécurité et que certains de mes amis qui travaillent dans le centre sont confinés dans leur entreprise », poursuit-il.

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« Ça aurait pu être n’importe qui »

« J’étais moi-même à l’aéroport de Bruxelles au même moment de l’explosion d’aujourd’hui il y a exactement une semaine », raconte à 20 Minutes de son côté Julien, en poste à la Commission européenne. « C’est la sensation générale ici : ça aurait pu être n’importe qui. On se sent particulièrement visé car les explosions ont eu lieu dans des endroits particulièrement fréquentés par les fonctionnaires européens (le quartier européen et l’aéroport), particulièrement en cette période de prévacances… », poursuit-il.

« Oui les portables sont bloqués… Je suis au bureau, qui a été fermé (il est déconseillé de sortir). La situation est très confuse car nous recevons des informations contradictoires concernant des explosions dans plusieurs stations de métro, dont celle de Schuman qui se trouve devant mon bureau », conclut-il.