Un kamikaze français participe à une attaque meurtrière en Irak

TERRORISME Cinq kamikazes ont participé à cette attaque dont un Français, un Jordanien et un Turc...

Clémence Apetogbor

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Des militants de l'Etat islamique brandissent le drapeau de l'organisation à Falloudja, en Irak, le 28 juin 2015.
Des militants de l'Etat islamique brandissent le drapeau de l'organisation à Falloudja, en Irak, le 28 juin 2015. — AP/SIPA

Un Français a participé à une attaque revendiquée par Daesh, qui a provoqué la mort d’au moins six soldats irakiens dans la province occidentale d’Al-Anbar, selon des responsables.

D’autres kamikazes étrangers ont également participé à cette attaque, perpétrée dans la matinée à l’aide de cinq voitures piégées qui ont explosé à un barrage de l’armée.

Un assaut a, par la suite, été lancé par un commando de quelque 25 hommes près de la localité d’Al-Baghdadi, à environ 180 km au nord-ouest de Bagdad, a expliqué un officier.

Revendiquée par Daesh

Les forces de sécurité irakiennes mènent depuis plusieurs jours une offensive destinée à reprendre aux djihadistes la ville de Hit, située plus au sud.

Daesh a revendiqué cette attaque dans un communiqué sur les réseaux sociaux, précisant qu’elle avait été menée par cinq kamikazes, dont un Français identifié comme Abu Zubayr al-Faransi, un Jordanien et un Turc.

Le groupe a affirmé que 60 soldats avaient été tués ou blessés, qu’une partie de leurs équipements avait été volée et que les combats se poursuivaient.

L’étau se resserre sur Hit 

Mais l’officier irakien a dit de son côté que tous les assaillants avaient été tués après cinq heures d’accrochages, notamment grâce à l’aide de raids aériens de la coalition antidjihadiste conduite par les Etats-Unis.

Le point de contrôle attaqué est le plus important de l’armée sur la route menant à la base aérienne d’Al-Assad, où un grand nombre de soldats irakiens sont déployés, ainsi que des conseillers étrangers.

Les forces de sécurité resserrent l’étau sur la localité de Hit, du côté d’Al-Baghdadi et de Ramadi, chef-lieu de la province d’Al-Anbar repris à Daesh le mois dernier.