Primaire républicaine: Marco Rubio jette l'éponge, humilié par Donald Trump en Floride

ETATS-UNIS Le candidat s'est fait terrasser à domicile...

Philippe Berry

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Le républicain Marco Rubio a annoncé qu'il suspendait sa campagne, le 15 mars 2016 après sa défaite en Floride.
Le républicain Marco Rubio a annoncé qu'il suspendait sa campagne, le 15 mars 2016 après sa défaite en Floride. — P.SANCYA/AP/SIPA

L’ouragan Trump a fait une nouvelle victime. Après Scott Walker, Rick Perry et Jeb Bush, c’est Marco Rubio, considéré comme le dernier espoir des républicains modérés, qui a décidé de jeter l’éponge dans la course à l’investiture. Il l’a annoncé à ses supporteurs mardi soir après son humiliante défaite à domicile en Floride, face à Donald Trump.

Le « petit Marco », comme Trump le surnomme péjorativement, avait fait de la Floride, l’Etat dont il est sénateur depuis 2010, son test absolu. Il a échoué, terminant à près de 20 points de son adversaire (27 % vs 45,7 %). « Bien que ce ne semble pas être l’intention de Dieu que je devienne président en 2016, et peut-être jamais, et bien que ma campagne soit suspendue, le fait que je sois arrivé si loin montre à quel point l’Amérique est unique », a déclaré ce fils d’émigrés cubains depuis sa ville natale de Miami.

« Ne pas céder à la peur »

Rubio s’est indirectement adressé à Donald Trump. « Le plus simple, dans cette campagne, aurait été d’exploiter ces anxiétés, d’attiser la colère des gens. Mais j’ai choisi une autre voie et j’en suis fier. Je demande aux Américains de ne pas céder à la peur, de ne pas céder à la colère ».

Rubio out, ils ne sont donc plus que trois dans la course : Donald Trump, l’ultraconservateur Ted Cruz et le modéré John Kasich, loin derrière malgré sa victoire en Ohio. Désormais, le seul espoir des républicains pour bloquer Trump n’est pas de le battre mais de le maintenir sous la barre des 50 % des délégués (1.237, exactement) afin de forcer une convention ouverte, fin juillet. Dans ce cas, les délégués pourraient, après un premier tour, voter pour n’importe qui, y compris pour un candidat alternatif de dernière minute, comme le patron de la Chambre, Paul Ryan.