VIDEO. Procès Breivik: Le terroriste fait un salut nazi à l'ouverture de l'audience

JUSTICE Le tueur d’extrême droite a intenté une action en justice contre l’Etat sur ses conditions de détention…

20 Minutes avec AFP

— 

Anders Behring Breivik, lors de l'audience du 15 mars 2016, à Skien (Norvège).
Anders Behring Breivik, lors de l'audience du 15 mars 2016, à Skien (Norvège). — Lise Aserud/AP/SIPA

Anders Behring Breivik aime la provocation. Le terroriste d’extrême droite a donné le ton ce mardi au premier jour du procès qu’il a intenté contre l’Etat norvégien en faisant un salut nazi à son arrivée.

Celui qui a tué 77 personnes en Norvège en 2011 attaque l’Etat norvégien en justice pour dénoncer ses conditions de détention.

Un geste qu’il a déjà fait à plusieurs reprises

Crâne totalement rasé, en costume sombre, chemise blanche et cravate dorée, Breivik est entré dans le prétoire, un gymnase de la prison de Skien (sud) transformé pour l’occasion, s’est tourné après quelques instants vers la presse, puis a tendu le bras droit, sans prononcer un mot.

Il a ainsi effectué une variante du salut nazi qu’il avait fait à plusieurs reprises pendant son propre procès en 2012 : il avait alors porté son poing droit sur le cœur puis avait tendu le bras.

>> A lire aussi : Breivik veut créer un parti «fasciste» pour éviter un nouveau recours à la «barbarie»

Dans une lettre envoyée du 27 octobre 2014, l’extrémiste aujourd’hui âgé de 37 ans, qui se disait jusqu’alors « militant nationaliste », avait annoncé son « allégeance au national-socialisme ».

Le procès, nouveau test pour l’Etat de droit

L’extrémiste de 37 ans reproche à l’État d’enfreindre deux dispositions de la Convention européenne des droits de l’Homme, l’une interdisant les « peines ou traitements inhumains ou dégradants », l’autre garantissant le « droit au respect de sa vie privée (…) et de sa correspondance ».

Considéré comme un nouveau test pour l’État de droit, le procès risque de rouvrir des plaies dans le pays scandinave où l’on essaie d’oublier l’auteur des attaques les plus sanglantes perpétrées sur le territoire national depuis la Seconde Guerre mondiale.