VIDEO. Crash de l’A320 de la Germanwings: Un an de révélations

AVIATION Un rapport doit être publié dimanche, quasiment un an après le geste meurtrier d’Andreas Lubitz…

Maxime Deloffre

— 

Un A320 de la compagnie Germanwings sur le tarmac d'un aéroport.
Un A320 de la compagnie Germanwings sur le tarmac d'un aéroport. — BOHAC YANN/SIPA

Presque un an après le crash du vol de la Germanwings, reliant Barcelone et Düsseldorf, le 24 mars 2015, le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA) doit publier dimanche 14 mars son rapport final, accompagné de recommandations dans le but d’améliorer la sécurité aérienne, sur ce tragique événement.

Les principales révélations ne devraient pas porter sur le déroulé des faits, connu depuis le mois de mai grâce à l’expertise des boîtes noires : à 9h30, trente minutes après son décollage, l’avion entame une descente au-dessus des Alpes françaises, volontairement provoquée par le copilote Andreas Lubitz, qui s’est enfermé seul dans le cockpit. Onze minutes plus tard, l’avion percute le Massif des Trois-Évêchés, tuant les 150 personnes à bord.

Le public découvre que l’homme de 28 ans avait été victime d’une grave dépression quelques années auparavant, était censé être en arrêt maladie le jour du crash, et s’était entraîné à actionner la descente de l’appareil dès le vol aller. Pour le BEA, cette catastrophe aérienne est une première. Compétent en matière aéronautique, il n’a pas l’expertise ni l’autorité pour trancher seul des sujets qui touchent à la société, ont trait au respect de la vie privée, au secret médical, ou à l’aptitude psychologique des pilotes pour transporter plusieurs dizaines de personnes.

Rémi Jouty, son directeur, a expliqué à l'AFP que l’enquête avait cherché à comprendre « les défaillances systémiques qui ont pu conduire à cet accident » et « l’équilibre existant entre le secret médical et la sécurité des vols ». L’objectif du rapport est aussi « d’expliquer comment et pourquoi des pilotes peuvent se retrouver dans un poste de pilotage avec l’intention d’entraîner la perte de l’aéronef avec ses occupants ».

Le BEA devrait notamment se prononcer sur le système de verrouillage des portes de cockpits et les procédures d’accès et de sortie du poste de pilotage, après avoir examiné « les compromis qui ont été faits entre les exigences de sûreté, notamment celles qui ont fait suite aux attentats du 11 septembre 2001, et les exigences de sécurité des vols ».