Tsunami de 2011: Cinq ans après, le Japon se fige en hommage aux victimes

COMMEMORATION Lors d'une cérémonie à Tokyo, le couple impérial et le Premier ministre ont prié en même temps que leurs compatriotes...

20 Minutes avec AFP

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Une minute de silence observée cinq ans après le tsunami.
Une minute de silence observée cinq ans après le tsunami. — Eugene Hoshiko/AP/SIPA

Hommage, prière et émotion. Une minute de silence a été observée ce vendredi à 14 h 46 (6 h 46 heure française) au Japon, en hommage aux victimes du séisme et du tsunami survenus le 11 mars 2011 dans le nord-est de l’archipel.

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Lors d’une cérémonie à Tokyo, le couple impérial et le Premier ministre ont prié en même temps que leurs compatriotes à la mémoire des 18 500 personnes tuées par le raz-de-marée et des quelque 3 000 autres décédées plus tard des suites du drame.

« Plus de 20 000 victimes ont perdu la vie »

« Cinq ans ont passé depuis la catastrophe (…), plus de 20 000 victimes ont perdu la vie à cause du séisme et du tsunami (…), c’est quelque chose que l’on ne peut oublier », a déclaré l’empereur Akihito debout au côté de l’impératrice, devant un immense parterre de fleurs blanches et jaunes autour d’une stèle en hommage « aux victimes du grand désastre du Tohoku » (nord-est).

Face à des centaines d’invités tout de noir et gris vêtus, l’empereur a remercié les soldats, les pompiers et les autres personnes qui ont participé aux secours, qui se sont engagés dans les opérations de soutien aux familles de victimes et sinistrés.

Il était 14 h 46 le 11 mars 2011

Une allocution du Premier ministre avait précédé celle d’Akihito, elle-même suivie de témoignages de familles de victimes des trois préfectures les plus meurtries, Miyagi, Iwate et Fukushima. Il était 14 h 46 le 11 mars 2011, un vendredi aussi, quand un séisme de magnitude 9 a secoué une grande partie du Japon, entraînant un tsunami d’une ampleur exceptionnelle sur plus de 500 km de la côte Pacifique.

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Cette catastrophe naturelle et l’accident nucléaire de Fukushima qui s’est ensuivi sont qualifiés au Japon de « plus grand drame national depuis la guerre ».