VIDEO. Un supporteur de Trump agresse un manifestant noir: «La prochaine fois, on devra peut-être le tuer»

ETATS-UNIS L'agresseur, un homme de 78 ans, a finalement été arrêté jeudi matin...

Philippe Berry

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Capture d'écran d'un meeting de Donald Trump, le 9 mars 2016, où un manifestant noir a été agressé.
Capture d'écran d'un meeting de Donald Trump, le 9 mars 2016, où un manifestant noir a été agressé. — WASHINGTON POST

Ce n’est pas la première fois que ça arrive. Mais la nouvelle agression d’un manifestant noir à un meeting de Donald Trump, mercredi soir, a fait le tour d’Internet. Et John McGraw, le cowboy de 78 ans qui a frappé Rakeem Jones d’un violent coup de coude à la tête, est devenu le nouveau visage d’un racisme assumé que le candidat républicain ne fait qu’exacerber.

Sur Twitter, une opération a été lancée jeudi matin pour identifier l’agresseur. Il a finalement été interpellé jeudi matin à son domicile de Cumberland, en Caroline du Nord, et a été inculpé « d’agression, voies de fait et trouble à l’ordre public. » Il comparaîtra devant un juge le 6 avril.

De nombreuses vidéos montrant l’agression sous plusieurs angles ont été publiées en ligne. Rakeem Jones était venu avec trois amis pour mener une « expérience sociale » en criant des slogans anti-Trump et pro « Black Lives Matter », explique-t-il au Washington Post. Escorté vers la sortie par la police, Jones fait un doigt d’honneur à la foule quand John McGraw lui assène un violent coup de coude au visage. Les agents plaquent alors la victime au sol brutalement, et laisse l’agresseur retourner à son siège tranquillement.

« La prochaine fois, on devra peut-être le tuer »

A la fin du meeting, John McGraw a été interviewé par le site Inside Edition. Il assume pleinement son geste. « Un peu que j’ai aimé ça. Lui fermer sa grande bouche ! » Pourquoi a-t-il agressé le manifestant ? « On ne sait pas s’il appartient à Daesh. Il n’agit pas comme un Américain. La prochaine fois qu’on le voit, on devra peut-être le tuer. »

Trump aimerait « donner un coup de poing » aux manifestants

Comme à son habitude, Trump n’a pas appelé au calme. Alors que les manifestants étaient escortés dehors, il a lancé « On va bien s’amuser ».

Il s’agit du sixième incident violent à l’un de ses meetings. En novembre, il avait expliqué sur Fox News qu’un manifestant « méritait peut-être d’être malmené ». Récemment, il regrettait « le bon vieux temps » où la police pouvait faire usage de la force pour s’interposer, avant de conclure : « J’aimerais lui donner un coup de poing au visage ».