L'ouverture d'un premier fast-food KFC au Tibet inquiète les ONG

RESTAURATION RAPIDE Alors que la chaîne américaine possède déjà 5.000 restaurants en Chine, il n'y en avait toujours aucun dans la province du Tibet...

20 Minutes avec agences
— 
Logo du groupe Kentucky Fried Chicken (KFC)
Logo du groupe Kentucky Fried Chicken (KFC) — Eric Piermont AFP

Si KFC, arrivé en Chine en 1987, y possède désormais plus de 5.000 restaurants dans plus de 1.100 villes, aucun n’était encore installé au Tibet. C’est désormais chose faite.

L’enseigne américaine a ouvert mardi son premier restaurant dans un centre commercial de Lhassa. Mais si certains internautes se sont réjouis de l’arrivée du fast-food spécialiste du poulet dans la capitale régionale, d’autres en revanche, grincent des dents.

Les ONG s’inquiètent des intentions réelles du groupe

Des ONG s’inquiètent notamment des intentions du groupe de restauration Yum !, propriétaire de la marque KFC, et demande que la culture tibétaine soit préservée. Pour Alistair Currie, de l’ONG Free Tibet, basée à Londres, Yum ! doit s’assurer que des Tibétains soit recrutés et promus au sein du restaurant, et que la langue tibétaine soit utilisée.

Le groupe américain s’est refusé à tout commentaire mercredi, mais un responsable avait déclaré en décembre que « le restaurant incorporera des éléments de décor locaux, créera des emplois, et soutiendra le développement d’une chaîne d’approvisionnement sur place ».

D’autres installations seraient sur les rails

Cette première ouverture en cache d’autres. En décembre, Chine nouvelle avait annoncé que KFC prévoyait la construction d’un centre de congélation de près de cinq hectares en banlieue de Lhassa « afin de préparer une future expansion dans la région ».

En 2004 déjà, le dalaï-lama avait torpillé un précédent projet d’installation, jugeant « cruel » et « violant les valeurs tibétaines » le traitement des poulets élevés pour réaliser les produits KFC.