Primaire américaine : Donald Trump fait machine arrière sur la torture

ÉTATS-UNIS Le milliardaire avait affirmé jeudi lors d’un débat télévisé être prêt à torturer les terroristes. Il est depuis revenu sur ses propos…

20 Minutes avec AFP

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Donald Trump a fait machine arrière sur la question de la torture.
Donald Trump a fait machine arrière sur la question de la torture. — Charles Rex Arbogast/AP/SIPA

Finalement, il ne torturera pas les terroristes. Jeudi soir, lors d’un débat télévisé entre les candidats à la primaire républicaine, Donald Trump avait laissé entendre qu’il était prêt à user de la manière forte pour obtenir des renseignements de la part de terroristes. « Pouvez-vous imaginer ces gens, ces animaux du Moyen-Orient, qui coupent des têtes, assis en train de discuter et voyant que nous avons un problème avec la simulation de noyade ? » avait-il alors lancé, faisant référence à la pratique de la simulation par noyade ou waterboarding.

Des pratiques interdites en 2006

Mais vendredi, le magnat de l’immobilier est revenu sur ses paroles dans une lettre adressée au Wall Street Journal. « J’utiliserai tout mon pouvoir légal pour arrêter ces ennemis terroristes. Je comprends, cependant, que les Etats-Unis sont liés par des lois et des traités et je ne demanderai pas à notre armée ou à d’autres responsables de violer la loi », a écrit le milliardaire au journal.

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De fait en 2006, Le gouvernement Bush a banni l’usage de la simulation de noyade ou d’autres techniques d’interrogatoire poussées, après le scandale suscité par leur utilisation, notamment par la CIA sur des suspects de terrorisme. Et même Donald Trump s’est rendu compte qu’il lui serait difficile d’enfreindre les lois une fois président.