Bisbilles au sein de l’armée américaine

IRAK Une violente dispute a opposé Petraeus et son chef militaire...

Catherine Fournier

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Les Américains veulent voir leurs soldats commencer à rentrer, les démocrates y emploient toute leur force, et l'Irak s'annonce comme la grande affaire de la présidentielle de 2008, mais, aujourd'hui, c'est encore George W. Bush qui décide, estiment les experts.
Les Américains veulent voir leurs soldats commencer à rentrer, les démocrates y emploient toute leur force, et l'Irak s'annonce comme la grande affaire de la présidentielle de 2008, mais, aujourd'hui, c'est encore George W. Bush qui décide, estiment les experts. — Jim Watson AFP

L’armée américaine n’affiche pas un visage uni. Selon le «Washington Post», une violente dispute a opposé David Petraeus, commandant en chef des forces alliées en Irak, et son supérieur William Fallon, chef du Cenctom (commandement central qui supervise les opérations en Irak et en Afghanistan) lors d’une vidéoconférence organisée à la Maison blanche en présence de George Bush.
 
En cause, le retrait plus ou moins progressif des troupes américaines. Alors que David Petraeus, qui doit témoigner ce lundi et mardi devant le Congrès américain, recommande un retrait de 4.000 hommes dans un premier temps (une brigade), maintenant la présence de 164.000 soldats d’ici à fin 2007, William Fallon aurait proposé au président Bush d’accélérer le retrait en réduisant les effectifs au quart de leur niveau actuel en 2010.
 
A suivre sur 20Minutes.fr
 
David Petraeus a vu rouge, alertant du danger de retirer trop vite les forces américaines alors que la diminution des violences interconfessionnelles vient tout juste de s’amorcer en Irak et reste précaire. Du côté de l’état-major, on invoque au contraire la nécessité de pousser le gouvernement irakien à assurer lui-même le maintien de l’ordre. Avec en tête, comme le rapporte le «New York Times», la crainte d’une armée américaine — qui peine à recruter — mal préparée à d’autres confrontations, dont une éventuelle avec l’Iran.