Italie: Les kebabs et autres shawarmas ne sont plus les bienvenus à Vérone

SOCIETE Afin de préserver « la tradition et la spécialité culturelle du territoire », le maire de la ville veut bannir les kebabs et autres snacks orientaux…

20 Minutes avec agence

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Le kebab porterait atteinte au patrimoine architectural de Vérone.
Le kebab porterait atteinte au patrimoine architectural de Vérone. — N. Bonzom / Maxele Presse

S’offrir un petit kebab à Vérone (Italie) pourrait bientôt relever de la mission impossible. Le maire Flavio Tosi (La Ligue du Nord, autonomiste xénophobe) est, en effet, parti en guerre contre les kebabs et autres spécialités orientales.

Dans un amendement qui doit être discuté prochainement, le premier édile entend plus précisément interdire l’ouverture « des snacks liés à la culture orientale ou moyen-orientale ». « L’apparition de stands comme ceux-là porte préjudice à l’apparence de notre ville », a détaillé Flavio Tosi, cité par le journal britannique The Telegraph.

« Préserver le patrimoine historique et architectural »

Pour l’élu, qui compte bel et bien faire rapidement passer cet amendement, il s’agit donc ici de « préserver le patrimoine historique et architectural » de Vérone inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2000 et « la tradition et la spécialité culturelle du territoire », rapportent nos collègues de Slate. Soixante jours seront nécessaires pour que cette nouvelle règle, qui est déjà loin de faire l’unanimité en Italie, soit définitivement publiée. Et alors polenta et fromages régneront en maîtres.

A noter que la Ligue du nord avait déjà fait parlé d’elle en Lombardie en janvier 2015 en publiant un texte rendant difficile l’installation de mosquées dans la région. Saisie par le gouvernement, la cour constitutionnelle italienne avait invalidé le texte le 24 février. Quant à la Ville de Vérone, elle avait déjà, selon Slate, mis à l’index les snacks, qui « proposent 50 % ou plus de friture » à la vente.