Vers la fin du plaquage dans les écoles britanniques?

SANTE Des médecins demandent très sérieusement d'interdire cette pratique dangereuse pour les jeunes...

20 Minutes avec AFP

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Un placage du Japonais Hirotoki Onozawa, contre un Gallois, heureusement éloigné de ceux pratiqués dans les cours d'écoles britanniques.
Un placage du Japonais Hirotoki Onozawa, contre un Gallois, heureusement éloigné de ceux pratiqués dans les cours d'écoles britanniques. — REUTERS

La fin d’une très longue tradition au Royaume-Uni ? Le plaquage des matches de rugby dans les écoles est dans le viseur du secteur médical. Près de 70 médecins et experts médicaux ont envoyé mercredi une lettre ouverte au gouvernement britannique pour appeler à interdire cette pratique afin de prévenir tout risque pour la santé.

Les signataires ont averti, études à l’appui, que la pratique du rugby pose un risque de blessure « élevé » et « souvent sérieux » pour les joueurs de moins de 18 ans, pressant les responsables de lui préférer le « touch rugby » (l’adversaire peut être neutralisé par simple toucher) ou le rugby sans contact.

De graves risques pour les enfants et adolescents

« La majorité des blessures se produit lors d’un contact ou d’une collision, à l’image d’un plaquage ou d’une mêlée », peut-on lire dans cette lettre, alors que beaucoup d’écoles britanniques proposent cette activité sportive obligatoire aux élèves de 11 à 18 ans.

« Ces blessures, qui incluent des fractures, lésions ligamentaires, déboîtement de l’épaule (…) peuvent avoir des conséquences à court terme pour les enfants, voire tout au long de leur vie », ajoutent les médecins. La lettre prévient également des dangers de commotion cérébrale, en remarquant que les personnes qui en ont déjà souffert auparavant présentent de fortes chances d’être touchées à nouveau.

« Un lien a été trouvé entre des commotions cérébrales répétées et des troubles cognitifs, en association avec la dépression, la perte de mémoire, et une diminution des capacités d’expression », écrivent les signataires. « Les enfants mettent plus de temps à se remettre (…) des symptômes post-commotions que les adultes », précisent-ils, affirmant que le gouvernement a un devoir d’information auprès des élèves au sujet des risques de blessures, conformément à la Convention internationale des Nations Unies sur les droits de l’enfant.