A New York, la police n'arrêtera plus ceux qui urinent sur la voie publique

ETATS-UNIS La police de la ville veut se concentrer sur les crimes sérieux...

20 Minutes avec AFP

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Un panneau à l'entrée de toilettes.
Un panneau à l'entrée de toilettes. — Chameleons Eye/REX Shut/SIPA

C'est un soulagement pour beaucoup de New Yorkais. La police de la ville n'arrêtera plus les auteurs de certaines infractions, comme uriner ou consommer de l'alcool sur la voie publique. Le procureur, Cyrus Vance, veut se concentrer sur des délits et crimes «sérieux» et éviter 10.000 arrestations par an.

Jusqu'ici, uriner, consommer de l'alcool ou jeter un gobelet ou un papier gras sur la voie publique pouvaient valoir une interpellation et des poursuites pénales. Il en allait de même pour diverses infractions dans le métro: passer d'une voiture à l'autre, occuper deux sièges ou mettre ses pieds sur un siège.

«Cette initiative va permettra à la police de New York de consacrer ses ressources à enquêter sur des crimes et délits sérieux, tout en réduisant le stock d'affaires dans les tribunaux pénaux», selon un communiqué publié par le procureur de Manhattan.

Une amende de 50 dollars

A compter du 7 mars, de tels faits n'entraîneront plus d'arrestation à Manhattan, mais vaudront tout de même une citation obligeant le contrevenant à se rendre au tribunal pour s'acquitter d'une amende. Mais les policiers auront encore la possibilité d'interpeller s'ils estiment que c'est nécessaire au maintien de l'ordre.

Uriner sur la voie publique est passible d'une petite amende de 50 dollars. Mais jusqu'à présent, l'infraction était inscrite sur le casier judiciaire, ce qui pouvait être un problème dans une recherche d'emploi ou pour obtenir une carte verte.