Illustration: un iPhone protégé par un code PIN.
Illustration: un iPhone protégé par un code PIN. — C.KASTER/AP/SIPA

CRYPTAGE

La CIA au secours du FBI dans sa bataille contre Apple

Pour le patron de la CIA, il ne doit y avoir aucun endroit où « les terroristes puissent bénéficier d’une totale impunité »…

Dans son bras de fer juridique et médiatique qui l'oppose à Apple, le FBI peut désormais compter sur le soutien de la CIA. « Je pense que le FBI est clairement légitime lorsqu’il cherche à savoir ce qu’il y a dans un téléphone dans le cadre d’une enquête très active », comme celle de  la tuerie de San Bernardino, a déclaré le chef de la CIA John Brennan, dans une interview à la radio publique américaine NPR.

Aucune « impunité » pour les terroristes

« Je ne pense pas personnellement qu’il doit y avoir un endroit où les terroristes, ou les criminels, ou toute autre personne cherchant à violer la loi, puissent bénéficier d’une totale impunité », a-t-il estimé. Pour John Brennan, le cyber-environnement et ses messageries et sites de stockages de données ne peut pas constituer un monde à part, échappant à l’autorité des gouvernements et des Etats.
 

>> A lire aussi : Tout comprendre à la guerre entre Apple et le FBI sur la protection des données


Apple se retrouve au coeur d'une bataille juridique après qu'une juge américaine a exigé qu'il aide la police fédérale (FBI) à accéder au contenu crypté de l'iPhone d'un des auteurs radicalisés de la fusillade de San Bernardino, qui avait fait 14 morts début décembre en Californie. Les enquêteurs veulent pouvoir accéder au contenu de l’iPhone 5c de Syed Farook, auteur présumé avec son épouse, Tashfeen Malik, de cette tuerie.

Les dirigeants du secteur font bloc

Mais la firme à la pomme s'oppose à cette requête ainsi qu'à d'autres requêtes judiciaires du même type au nom du droit à la vie privée et de la sécurité des propriétaires d'iPhones. Elle est soutenue par des dirigeants du secteur, comme le patron de Facebook Mark Zuckerberg ou ceux de Google, Yahoo, Mozilla et Twitter.

Le co-fondateur de Microsoft Bill Gates s’est toutefois dissocié du soutien de la Silicon Valley à Apple, reconnaissant que les géants technologiques devraient être forcés à coopérer avec la police.