Brexit: David Cameron devant le parlement pour présenter l'accord pro-UE

EUROPE David Cameron espère convaincre une majorité de Britanniques de voter «oui» au référendum du 23 juin...

20 Minutes avec AFP
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Le Premier ministre britannique, David Cameron, le 20 février 2016 à Londres
Le Premier ministre britannique, David Cameron, le 20 février 2016 à Londres — JUSTIN TALLIS AFP

David Cameron doit encore convaincre. Le Premier ministre britannique présente ce lundi au parlement l’accord obtenu vendredi à l’arraché avec ses partenaires européens à quatre mois d’un référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE au résultat indécis.

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David Cameron espère convaincre une majorité de Britanniques de voter « oui » au référendum du 23 juin sur le maintien de la Grande-Bretagne, mais a déjà échoué à rallier le charismatique maire de Londres Boris Johnson, qui a rejoint dimanche le camp des pro-Brexit.

Boris Johnson pour un Brexit

« Je ferai campagne pour partir » de l’Union européenne, a annoncé Boris Johnson dans une allocution devant son domicile à Londres. « Il ne faut pas confondre les merveilles de l’Europe, les vacances en Europe, la nourriture fantastique et les amitiés etc. avec un projet politique qui est en marche depuis des décennies et menace maintenant d’échapper au contrôle démocratique », a-t-il justifié.

Son entrée en campagne dans le camp pro-Brexit constitue un revers pour David Cameron, qui joue sa place dans l’Histoire, et celle de son pays dans le monde et plaide pour le maintien de son pays dans l’UE.

Le Premier ministre avait jusqu’ici réussi à éviter la défection des principales personnalités du parti conservateur, comme Theresa May. Il avait tenté de rallier Boris Johnson plus tôt dans la journée en lançant sur la BBC : « Je voudrais dire à Boris ce que je dis à tout le monde, à savoir que nous serons plus en sécurité, plus forts et plus prospères dans l’Union européenne ».

Collaborer avec Ukip « pas la bonne voie pour notre pays »

« La perspective de collaborer avec (le chef du parti europhobe Ukip) Nigel Farage et (l’ex-député) George Galloway et de faire un saut dans l’inconnu n’est pas la bonne voie pour notre pays », avait-il ajouté, en référence à ces figures de proue de la campagne pro-Brexit.

Mais Boris Johnson a annoncé qu’il se tiendrait éloigné de ces personnalités et qu’il ne participerait pas à des débats télévisés contre son parti d’ici au référendum prévu le 23 juin.