22 morts et 107 blessés dans un attentat dans les Aurès

ALGERIE Un kamikaze s'est fait exploser dans un lieu où devait arriver Abdelaziz Bouteflika...

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L'attentat suicide de Batna (Aurès, est algérien), visant jeudi le cortège présidentiel sans l'atteindre a fait 22 morts et 107 blessés, selon un nouveau bilan.

Le kazmikaze portait la bombe sur lui. Il s'était joint à un rassemblement en vue de l'arrivée du président Abdelaziz Bouteflika qui achevait une visite d'inspection dans un département de l'est algérien. Le chef de l'Etat ne se trouvait pas sur les lieux au moment de l'attentat.

«Se rendre ou périr»

Découvert par la population, l'assaillant a précipité son action avant l'arrivée du président sur les lieux, selon des témoins. Immédiatement informé de l'attentat, le président algérien s'est rendu au chevet des victimes à l'hôpital de la ville.

La ville de Batna était en état de choc après l'attentat qui a provoqué la panique parmi la population accourue pour accueillir le chef de l'Etat. Les autorités ont durci ces derniers temps leur discours contre les islamistes armés qui refusent de se rendre dans le cadre de la politique de réconciliation nationale soutenue par M. Bouteflika. «lls doivent se rendre ou périr», a déclaré récemment le ministre de l'Intérieur, Yazid Zerhouni.

Cet attentat intervient près de cinq mois après une attaque kamikaze meurtrière qui avait visé le 11 avril le Palais du gouvernement à Alger et un commissariat de la banlieue est, faisant au moins 30 morts et plus de 200 blessés.

En juillet, dix militaires avaient été tués et 35 blessés dans un attentat suicide au camion piégé contre une caserne de l'armée à Lakhdaria (100 km à l'est d'Alger). Ces attentats suicide avaient été revendiqués par Al-Qaïda au Maghreb, la branche du réseau terroriste d'Oussama ben Laden dans les pays d'Afrique du Nord (ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat -GSPC- algérien).

Ce nouvel attentat intervient aussi une semaine avant le début du mois de jeûne musulman du ramadan, que les extrémistes islamistes considèrent comme particulièrement propice au jidhad (guerre sainte).



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