Attentat à Ankara: 17 personnes arrêtées dans le cadre de l'enquête

TURQUIE Un suspect est toujours recherché par les autorités turques...

20 Minutes avec AFP

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Des pompiers et des habitants à proximité du site de l'attentat meurtrier, à Ankara le 17 février 2016 en Turquie
Des pompiers et des habitants à proximité du site de l'attentat meurtrier, à Ankara le 17 février 2016 en Turquie — EROL UCEM AFP

L’enquête sur l’attentat d’Ankara, qui a fait 28 morts mercredi soir avance très vite. Dix-sept personnes, dont l’identité n’a pas été révélée, ont été appréhendées dans sept provinces du pays. Un autre suspect est actuellement recherché, a souligné ce vendredi le procureur en chef d’Ankara chargé du dossier. Harun Kodalak. « L’enquête est déjà presque bouclée », « les responsables de l’Etat feront bientôt les annonces nécessaires », a-t-il poursuivi, cité par l’agence de presse progouvernementale Anatolie.

Recep Tayyip Erdogan certain de connaître l’identité des responsables

Jeudi, le président Recep Tayyip Erdogan avait déjà annoncé 14 de ces arrestations. Ce vendredi, le chef de l’État turc a affirmé n’avoir aucun doute sur l’identité des responsables de cet attentat.

« Nous n’avons aucun doute sur le fait que ceux qui ont perpétré cette attaque sont les YPG (Unités de protection du peuple) et le PYD (Parti de l’union démocratique) », a-t-il déclaré à la presse à l’issue de la prière du vendredi.

Comme l’avait promis dès mercredi soir Recep Tayyip Erdogan, l’aviation turque a riposté par une série de frappes visant un camp du PKK dans le nord de l’Irak.

Washington appelle à la retenue

Le président turc a en outre annoncé ce vendredi qu’il allait adresser de vive voix des reproches à son homologue américain Barack Obama, à l’occasion d’un entretien téléphonique prévu pour 15 heures, concernant le soutien des Etats-Unis à ces combattants, que la Turquie considère comme des « terroristes ».

Le porte-parole du département d’Etat américain, John Kirby s’était refusé jeudi à désigner un responsable de l’attaque, appelant aussi bien la Turquie que les combattants kurdes en Syrie à la retenue.

Le chef du Parti de l’union démocratique (PYD), dont les YPG sont le bras armé, Saleh Muslim, et un des responsables du PKK, Cemil Bayik, ont de leur côté nié ces accusations.