VIDEO. Passe d'armes entre Donald Trump et le pape François

RELIGION En quittant le Mexique pour rejoindre Rome, le pape François s’est livré ce jeudi à une grande conférence de presse…

H. B. avec AFP

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Le républicain Donald Trump dans le New Hampshire, le 8 février 2016.
Le républicain Donald Trump dans le New Hampshire, le 8 février 2016. — D.GOLDMAN/AP/SIPA

Le pape balance sur Donald Trump. Il s’est immiscé ce jeudi avec fracas dans la campagne présidentielle américaine en jugeant que le favori du camp républicain, Donald Trump, n’était « pas chrétien », ce qui a aussitôt provoqué la fureur du milliardaire américain.

Donald Trump ? « Pas un chrétien »

« Une personne qui veut construire des murs et non des ponts n’est pas chrétienne », a lancé le pape François, dans l’avion qui le ramenait du Mexique, en réponse à la question d’un journaliste sur les positions anti-immigrés du candidat à la primaire républicaine.

 

Jorge Bergoglio a certes affirmé qu’il n’était évidemment pas question pour lui de s’ingérer dans la campagne présidentielle, mais la réaction du milliardaire américain a été immédiate. « Qu’un leader religieux mette en doute la foi d’une personne est honteux », a indiqué Donald Trump dans un communiqué. Ce n’est pas dans l’Evangile. Voter, ne pas voter, je ne m’immisce pas. Mais je dis seulement : ce n’est pas chrétien", a affirmé le pontife argentin.

Donald Trump, qui avait tweeté en 2013 qu’il aimait « beaucoup » François car il était « humble, comme lui », avait estimé lors de la visite papale au Mexique que le pape était « un militant politique » ne comprenant pas « le danger » de l’immigration mexicaine pour les Etats-Unis.

Le pape minimise ses propos

Au journaliste qui lui rapportait les déclarations de Donald Trump, jugeant qu’il faisait de la politique, le pape François a ironisé : « Grâce à Dieu, il a dit que j’étais un politique, car Aristote a défini l’homme comme animal politicus, au moins je suis un homme ! »

Conscient sans doute de la dureté de ses propos, le pape jésuite a tenté de les minimiser en se demandant si Donald Trump avait « prononcé ces choses ainsi ». « Cela lui donne le bénéfice du doute », a-t-il ainsi ajouté.