Etats-Unis: La manif anti-Beyoncé réunit... trois personnes

SOCIETE Face à elles, plusieurs dizaines de militants sont, eux, venus défendre le mouvement «Black Lives Matter» et les valeurs afro-américaines...

20 Minutes avec agence

— 

La chanteuse Beyoncé à la mi-temps du Super Bowl le dimanche 7 février 2016
La chanteuse Beyoncé à la mi-temps du Super Bowl le dimanche 7 février 2016 — SIPANY/SIPA

Beyoncé restera « Queen B ». Le rassemblement organisé ce 16 février à New York (Etats-Unis) pour dénoncer la prestation de la chanteuse au Super Bowl a fait « pschitt ». Selon la BBC, seules trois personnes se seraient effectivement présentées au pied du siège de la Ligue nationale de football américain (NFL) pour fustiger l’engagement de Beyoncé en faveur de la lutte contre les violences policières.

 

>> A lire : Des Destiny’s Child au Super Bowl, les Etats-Unis découvrent une Beyoncé engagée

Béret noir, poing levé et chorégraphie en « x »

Au Levi’s Stadium de San Francisco, le 7 février dernier, Beyoncé avait profité de savoir plus de 110 millions de télespectaurs réunis derrière leur écran pour présenter son nouveau titre engagé Formation, à la mi-temps de la grand-messe annuelle du football.

Avec elle, des danseuses portant béret noir et poing levé à la manière des Black Panthers (mouvement révolutionnaire formé en 1966 et qui s’est battu pour les droits des Afro-Américains aux États-Unis). Et cette chorégraphie s’achevant sur un « x » en hommage à Malcom X, figure historique de la défense des droits afro-américains assassinée en 1965.

 

 

D’emblée, les critiques de certains fusent sur les réseaux sociaux, comme l’ancien maire de New York, Rudy Giuliani, qui tacle la chanteuse, rappelle le Washington Post. De fil en aiguille, un mouvement anti-Beyoncé naissait sur les réseaux sociaux et le 16 février était annoncé comme date clé pour en finir avec le règne et le « mythe » de « Queen B ».

 

Soutenu par le hastag #BoycottBeyoncé, la fronde n’avait cessé depuis d’être tournée en dérision, notamment par les équipes du Saturday Night Live dans un sketch parodique intitulé Le jour où Beyoncé est devenue noire.

 

 

« Pro-noir n’est pas anti-blanc »

A noter que si seules trois personnes se sont présentées ce lundi, face à elles se tenaient plusieurs dizaines de militants aux couleurs du « Black Lives Matter » (« les vies noires comptent »), mouvement créé en 2013 la suite des bavures policières commises en série envers les Afro-Américains.

« Pro-noir n’est pas anti-blanc », « Pourquoi les gens ont-ils peur de la fierté noire ? », ont scandé ces contre-manifestants, qui arboraient fièrement l’accessoire des Black Panthers : le béret noir.