VIDÉO. Attentat d'Ankara: la Turquie accuse le PKK et les Kurdes de Syrie, un Syrien identifié

TERRORISME D'après le dernier bilan établi par les autorités turques, 28 personnes ont trouvé la mort mercredi dans cette attaque à la voiture piégée...

20 Minutes avec AFP

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Des proches de victimes de l'attentat se recueillent ce jeudi à Ankara.
Des proches de victimes de l'attentat se recueillent ce jeudi à Ankara. — ADEM ALTAN / AFP

L’auteur de l’attentat à la voiture piégée mercredi soir à Ankara a été identifié comme étant un Syrien de 23 ans, a déclaré ce jeudi le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu. Cette attaque a fait 28 morts et 61 blessés, dont 30 ont quitté l’hôpital après des premiers soins, selon l’état-major turc.

Neuf interpellations dans le cadre de l’enquête

« Cette attaque terroriste a été commise par des éléments de l’organisation terroriste PKK en Turquie et un milicien des YPG (Unités de protection du peuple) », milices kurdes de Syrie, a précisé le Premier ministre à la presse, ajoutant la police avait déjà procédé à neuf interpellations dans le cadre de son enquête.

Le gouvernement islamo-conservateur d’Ankara accuse les YPG et le PYD d’être des organisations « terroristes » car proches du PKK, qui mène depuis 1984 une lutte armée sur le sol turc.

Entré en Turquie en tant que réfugié

Les quotidiens Yeni Safak (proche du gouvernement) et Sözcü (opposition) avaient dans un premier temps annoncé que le conducteur du véhicule bourré d’explosifs qui a détruit plusieurs bus militaires près de l’état-major de l’armée était Salih Necar, mort lors de l’explosion.

Il a été identifié par la police scientifique grâce à ses empreintes digitales, enregistrées par les services de l’immigration lors de son entrée récente sur le territoire turc en tant que réfugié, selon les deux journaux.

Le PKK dément

Le chef du Parti de l’union démocratique (PYD) a démenti ce jeudi toute implication de son bras armé, les Unités de protection du peuple (YPG), dans l’attentat.

« Nous démentons toute implication dans cette attaque (…) et ces accusations sont clairement liées à la tentative d’intervenir en Syrie », a affirmé Saleh Muslim. « Nous n’avons jamais entendu parler de Salih Necar », a-t-il ajouté.

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Les bases du PKK visées par Ankara

En réponse à cet attentat, l’aviation turque a mené tard mercredi des frappes contre des bases rebelles du PKK en Irak, a annoncé l’armée jeudi.

Ces bombardements ont visé un groupe de 60 à 70 combattants du PKK, dont des officiers, dans le secteur d’Haftanin, non loin de la frontière syrienne, a précisé le commandement militaire sur son site interne.