VIDEO. Attentats de novembre: Un haut placé dans le secteur nucléaire surveillé par les kamikazes?

TERRORISME Des images d'un responsable du secteur de nucléaire belge ont été retrouvées par les enquêteurs lors d’une perquisition, ce qui pourrait laisser penser que des terroristes voulaient viser le parc nucléaire…

Clémence Apetogbor

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La centrale nucléaire de Doel, en Belgique.
La centrale nucléaire de Doel, en Belgique. — GEORGES GOBET / AFP

D’après les médias belges, les terroristes du 13 novembre visaient les installations du parc nucléaire belge. En effet, dans le cadre de l’enquête sur les attentats du 13 novembre, les enquêteurs belges ont découvert une vidéo dans laquelle on peut voir les faits et gestes d'un responsable du secteur nucléaire du plat pays, rapporte la Dernière Heure.

Un suspect lié aux attentats de Paris et Saint-Denis

Selon la chaîne RTBF, c’est lors d’une perquisition chez l’épouse de Mohamed Bakkali, que les autorités belges ont découvert ces images. Arrêté le 26 novembre, il a été inculpé en Belgique pour « assassinats terroristes » ou « participation aux activités d’un groupe terroriste ».

Il avait été repéré à bord d’une BMW de location à son nom à proximité de deux logements loués à Auvelais, dans la région de Namur (sud), et à Charleroi (sud-ouest) qui ont servi de planque aux commandos djihadistes partis de Belgique pour Paris. Il serait aussi le locataire de l’appartement de Schaerbeek, une commune bruxelloise, où auraient été confectionnées les ceintures explosives et où une empreinte de Salah Abdeslam, suspect clé toujours en fuite, a été retrouvée.

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Une personne haut placé dans le secteur nucléaire surveillée

Dans un premier temps, les enquêteurs ont peiné à comprendre l’objet de ces images sur lesquelles on peut voir l’entrée d’une maison située en Flandre et les allées et venues d’un homme.

Selon la RTBF, l’homme espionné « travaillerait sur le site nucléaire de Mol », un centre de recherche doté d’un réacteur expérimental et d’un réacteur d’essai de matériaux créé dès les années 1950 dans la province d’Anvers (nord).

L’Agence fédérale belge de contrôle nucléaire n’a pas confirmé l’identité de l’homme espionné mais a évoqué une « personne qui détient une haute fonction dans le secteur nucléaire ».

Une caméra cachée dans un bosquet

Pour comprendre comment ces bandes ont pu être obtenues, les autorités visionnent les images fournies par une caméra publique. Il apparaît alors qu’une petite caméra avait été cachée dans un bosquet face au domicile du directeur du programme de recherche et de développement nucléaire belge.

Sur les images tournées la caméra publique, on peut également constater que la caméra cachée a été récupérée par deux suspects qui n’ont pas pu être identifiés, arrivés à bord d’une voiture « tous feux éteints ». Il n’est pour l’instant pas possible de savoir si ces images ont été tournées avant ou après les attaques de Paris. En tout cas, immédiatement après, comme le rappelle la Dernière Heure, le niveau de sécurité autour des centrales nucléaires a été relevé.