VIDEO. Donald Trump président, Obama n'y croit pas une seconde

ETATS-UNIS Trump, Cour suprême, climat... Barack Obama a balayé les sujets d'actualité lors d'une conférence de presse...

P.B. avec AFP

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Barack Obama lors d'une conférence de presse en Californie, le 16 février 2016.
Barack Obama lors d'une conférence de presse en Californie, le 16 février 2016. — P.M.MONSIVAIS/AP/SIPA

Il n’essaie même plus d’être conciliant. A moins d’un an de la fin de sa présidence, Barack Obama est en mode « yolo », quitte à jeter de l’huile sur le bûcher de ses relations avec les républicains. Il l’a prouvé une fois de plus ce mardi, lors d’une conférence de presse consacrée aux sujets chauds.

Sur Trump : « Président est un métier sérieux »

Trump président, il n’y croit pas une seconde. « J’ai confiance dans le peuple américain. Ils sont conscients du fait qu’être président est un métier sérieux. Cela n’a rien à voir avec l’animation d’une émission de téléréalité. Ce n’est pas du marketing. C’est difficile ». Il en rajoute une couche : « Cela n’a rien à voir avec simplement chercher à attirer l’attention des médias chaque jour. » Parfois, cela demande de prendre des décisions difficiles même si elles sont impopulaires. Cela implique d’être capable de travailler avec des dirigeants du monde entier. »

Sur la campagne : Les alliés des Etats-Unis « troublés » par la rhétorique républicaine

« Je pense que certains observateurs étrangers sont troublés par la rhétorique de cette primaire républicaine et des débats. Et cela ne s’applique d’ailleurs pas seulement à M. Trump », a-t-il expliqué, évoquant des prises de position visant à flatter les sentiments « anti-musulmans » ou « anti-immigrés ». « Il n’y pas un seul candidat dans le camp républicain qui pense que nous devrions faire quelque chose pour lutter contre le changement climatique », a-t-il encore souligné. « Cela trouble la communauté internationale. Le reste du monde regarde et se dit : mais comment est-ce possible ? ».

Sur la Cour suprême : « La Constitution est claire »

La mort subite du juge Antonin Scalia donne lui au dernier gros bras de fer de son mandat. Les républicains, qui ont peur que la Cour bascule dans le camp des progressistes si Obama nomme un successeur, jouent la montre. La réponse du président, cinglante : « La Constitution est très claire sur ce qui doit se passer maintenant. Lorsqu’un poste est vacant à la Cour suprême, le président des Etats-Unis nomme quelqu’un et le Sénat se prononce sur cette nomination. » Selon les observateurs, Obama pourrait choisir un candidat mesuré et confirmé par le Sénat à l’unanimité pour son poste précédent. Histoire d’exposer l’hypocrisie des Sénateurs en cas d’un refus.