Séisme à Taïwan: Deux survivants retrouvés dans les décombres et encore 100 personnes ensevelies

SEISME Au-delà des premières 72 heures, les chances de retrouver des survivants s'amenuisent...

20 Minutes avec AFP

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Un homme de 40 ans a été évacué ce lundi 8 février, par les équipes de secouristes qui interviennent à Tainan, au sud de Taïwan, particulièrement touchée par le séisme. 
AFP PHOTO / Sam Yeh
Un homme de 40 ans a été évacué ce lundi 8 février, par les équipes de secouristes qui interviennent à Tainan, au sud de Taïwan, particulièrement touchée par le séisme. AFP PHOTO / Sam Yeh — AFP

C’est une course contre la montre qui s’est enclenchée plus de 24 heures après le séisme de magnitude 6,4 qui a touché l’île dans la nuit de samedi à dimanche. Les secouristes ont retrouvé deux survivants ce lundi dans les décombres d’un complexe résidentiel détruit par les secousses dans le sud de Taïwan, où plus d’une centaine de personnes étaient toujours prises au piège.

Le tremblement de terre qui a frappé l’île samedi a fait 37 morts : la plupart des victimes ont péri dans l’effondrement du complexe résidentiel de Wei-kuan, à Tainan, qui comprenait 100 logements. Un homme de 40 ans a été extrait des décombres au moyen d’une grue, après avoir passé plus de 50 heures enseveli.

D’après le maire de Tainan, William Lai, il risque de perdre sa jambe. Les secouristes s’étaient initialement demandé s’il ne fallait pas l’amputer sur place, au milieu des débris, car sa jambe était prise au piège, a-t-il expliqué. Les secouristes avaient annoncé auparavant qu’ils avaient réussi à libérer une femme de 45 ans.

Les secours l’ont entendue crier et ont pu l’extraire mais ils ont retrouvé les corps sans vie de son mari et de son enfant de deux ans.

Un bilan qui s’alourdit 

Plus de 100 personnes restent ensevelies sous des montagnes de morceaux de béton. Le bilan s’alourdit d’heure en heure mais les secouristes ont encore l’espoir de pouvoir sauver des vies.

Les équipes se servent de grues, de foreuses, de chiens renifleurs et d’équipements permettant de détecter les signes de vie. Mais leurs efforts sont handicapés par la nécessité de consolider des ruines qui sont très instables.

Le président taïwanais Ma Ying-jeou a promis que le gouvernement ferait tout ce qui est en son pouvoir pour parvenir jusqu’aux survivants dans les « 72 heures qui sont d’or », celles au-delà desquelles les espoirs de retrouver des survivants vont s’amenuiser.

« Nous n’abandonnerons pas espoir. Je voudrais que tous nos concitoyens prient pour les gens qui sont toujours pris au piège et observent un deuil en hommage à ceux qui ont perdu la vie », a-t-il dit dans un temple proche de Taipei en ce jour de Nouvel An chinois.

Cette période est traditionnellement l’occasion pour les familles de se retrouver et les autorités estiment qu’il y avait plus de monde dans le complexe effondré que d’habitude.

Une enquête a été ouverte sur la construction de l’ensemble d’immeubles tandis que des survivants critiquaient des manquements en matière de sécurité.

Taïwan, proche de la jonction entre deux plaques tectoniques, est régulièrement touchée par des tremblements de terre. Une secousse de magnitude 7,6 sur l’échelle de Richter avait frappé l’île en septembre 1999, tuant quelque 2.400 personnes.