Un fief djihadiste tombe au Liban

Au Liban, David Hury - ©2007 20 minutes

— 

Le mauvais feuilleton de l'été vient de prendre fin. Hier après-midi, l'armée libanaise a « officialisé » sa prise de contrôle de Nahr al Bared, un camp de réfugiés palestiniens, près de Tripoli, dans le nord du pays, où s'étaient retranchés des centaines de combattants du groupuscule djihadiste Fatah al-Islam, le 20 mai. Le nº 1 du mouvement, Chaker el-Abssi, aurait été tué dans l'assaut, selon l'armée libanaise. Les habitants de toute la région sont aussitôt descendus vers les faubourgs de Tripoli pour fêter la victoire de l'armée à coups de poignées de riz jetées en l'air et d'armes automatiques. « Les tirs que vous entendez sont des tirs de joie, le camp est tombé », a affirmé un officier de l'armée libanaise.

Mais la situation reste fragile. De très nombreux barrages jalonnent toujours les routes entre Beyrouth, la capitale, et Tripoli, et des opérations sont en cours dans les environs pour mettre la main sur les djihadistes en fuite. La veille, 37 d'entre eux sont morts et 15 autres auraient été arrêtés en tentant de fuir le camp, encerclé par l'armée. Dans l'affrontement, trois soldats sont morts, ce qui porte à 156 le nombre de militaires décédés.

Johnny Abdo, ancien ambassadeur et ancien chef des services de renseignement libanais, a affirmé que les autorités avaient découvert, parmi les cadavres, des militaires syriens combattant aux côtés du Fatah al-Islam. C'est maintenant l'heure du bilan, et la guerre de l'information commence.

Sur www.20minutes.fr

Les derniers événements au Liban

Al-Qaida Le Fatah al-Islam, inscrit depuis le mois dernier par les Etats-Unis sur leur liste des organisations terroristes, est accusé d'être lié à Al-Qaida, avec lequel il reconnaît des affinités idéologiques.