Brexit: David Cameron devant le Parlement pour détailler le projet d'accord

ECONOMIE Le Premier ministre britannique défendra ce mercredi le projet d’accord négocié avec le conseil européen pour maintenir le Royaume-Uni dans l’Union européenne…

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre David Cameron doit détailler mercredi devant les parlementaires britanniques le projet d’accord destiné à éviter une sortie du Royaume-Uni de l’UE.
Le Premier ministre David Cameron doit détailler mercredi devant les parlementaires britanniques le projet d’accord destiné à éviter une sortie du Royaume-Uni de l’UE. — Celine Jankowiak, Antoine Bouthier AFPTV

Le Premier ministre David Cameron doit détailler mercredi devant les parlementaires britanniques le projet d’accord destiné à éviter une sortie du Royaume-Uni de l’UE, et qui a été froidement accueilli par les eurosceptiques. L’UE a dévoilé mardi ses propositions pour éviter un « Brexit », mettant notamment sur la table un frein d’urgence pour que Londres puisse couper les aides sociales aux migrants, et des garanties que la City ne pâtira pas d’un renforcement de l’euro.

Face à la Chambre des communes, David Cameron fera mercredi une déclaration sur le projet d’accord puis, au cours du créneau habituel réservé aux questions au Premier ministre, il répondra aux interrogations des parlementaires.

« Le Royaume-Uni sera plus fort, plus sûr, plus prospère »

Mardi, le Premier ministre britannique a salué « de réels progrès dans les quatre domaines où le Royaume-Uni a besoin de changement » après que le président du Conseil européen, Donald Tusk, a rendu publiques les « propositions pour un nouvel accord avec le Royaume-Uni dans l’UE ».

« Je crois au bout du compte que nous serons en mesure de montrer - si nous pouvons sécuriser ce qui est dans ce document, en finaliser les détails et l’améliorer encore - que le Royaume-Uni sera plus fort, plus sûr, plus prospère (…) dans cette Union européenne réformée », a-t-il professé.

Sous la pression des europhobes de l’Ukip et de l’aile eurosceptique de son propre parti, le Premier ministre conservateur, réélu en mai 2015, a promis d’organiser un référendum sur une sortie de la Grande-Bretagne de l’UE (ou Brexit), au risque de provoquer une nouvelle crise au sein d’une Union déjà ébranlée par la crise migratoire.

« Une blague » pour la presse britannique

« Les enjeux sont très élevés. Rien n’est facile dans cette affaire », a averti Donald Tusk, alors que David Cameron compte organiser dès juin la consultation populaire s’il arrache un accord aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE lors du prochain sommet européen les 18 et 19 février à Bruxelles.

Sans surprise, les eurosceptiques britanniques ont critiqué les propositions européennes, à l’instar du maire conservateur de Londres, Boris Johnson, qui a appelé à faire « bien davantage ». Le chef de l’Ukip, Nigel Farage, a lui qualifié de « pitoyable » l’accord qui se profile. La presse britannique ne se montrait guère plus enthousiaste mercredi matin. « L’accord européen de Cameron est une blague », peut-on lire en une du Daily Express.