Un nouveau bilan fait état de 33 morts dans un nouveau naufrage en mer Egée

MIGRANTS Ils tentaient de rejoindre l'île grecque de Lesbos...

M.G. avec AFP

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Des migrants sur une embarcation de fortune, au large de l'île grecque de Lesbos, le 25 décembre 2015.
Des migrants sur une embarcation de fortune, au large de l'île grecque de Lesbos, le 25 décembre 2015. — Santi Palacios/AP/SIPA

Au moins 33 migrants, dont des enfants, ont trouvé la mort samedi dans un nouveau naufrage en mer Egée, l’embarcation à bord de laquelle ils tentaient de gagner la Grèce ayant chaviré, a annoncé un responsable des gardes-côtes turcs.

D’autres migrants dont le nombre n’a pas pu être déterminé étaient portés disparus. « Nous sommes très tristes. Au moins vingt de nos amis sont portés disparus », a déclaré, en pleurs, un de leurs compagnons d’infortune. Selon l’agence de presse privée Dogan, les gardes-côtes turcs ont pu secourir 43 migrants.

Syriens et Afghans

Les migrants étaient partis de la province turque de Canakkale et tentaient apparemment de rejoindre l’île grecque de Lesbos. Déjà jeudi, 24 migrants dont dix enfants étaient morts noyés lors d’un naufrage au large de l’île grecque de Samos. Parmi les migrants se trouvaient samedi des Syriens et des Afghans, a indiqué un photographe de l’AFP selon lequel les opérations de recherche se poursuivaient.

Ce nouveau drame s’ajoute aux naufrages successifs ces derniers jours en mer Egée. Mercredi, sept personnes dont deux enfants se sont noyées au large de l’île de Kos et la semaine dernière, 45 migrants ont péri dans trois naufrages dans la même zone. Malgré les conditions hivernales et les restrictions imposées par certains pays européens, qui ont rétabli les contrôles à leurs frontières, les arrivées se sont poursuivies tout au long du mois de janvier.

Au total, les arrivées de migrants par la Méditerranée en Europe se sont élevées à 46.240 depuis début janvier, dont 44.040 sont passés par la Grèce et 2.200 par l’Italie, selon le Haut commissariat des réfugiés des Nations unies. L’écrasante majorité, soit 84 %, sont des réfugiés, ressortissants de pays situés dans des zones de conflits. 200 personnes sont mortes ou sont portées disparues, selon le HCR.