Tous les otages sud-coréens libérés

AFGHANISTAN Ils ont été récupérés par le CICR dans le sud du pays...

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Certains des 19 otages sud-coréens pourraient être relâchés dès mercredi, au lendemain de l'accord conclu pour la libération de tout le groupe entre les talibans et Séoul, ont annoncé les rebelles islamistes et l'ambassade sud-coréenne à Kaboul.
Certains des 19 otages sud-coréens pourraient être relâchés dès mercredi, au lendemain de l'accord conclu pour la libération de tout le groupe entre les talibans et Séoul, ont annoncé les rebelles islamistes et l'ambassade sud-coréenne à Kaboul. — The Saem-Mul Presbyterian Church AFP/HO/Archives
Les sept derniers otages détenus par les talibans ont été libérés jeudi dans la soirée en deux groupes récupérés par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR), a annoncé le représentant pour la région sud de Ghazni, Irfan Sulejmani.
    
Les deux groupes ont été récupérés en deux étapes beaucoup plus tard que ce qui avait été initialement annoncé par un négociateur des talibans, Qari Mohammad Bashir. Il avait parlé de 11h30 GMT, alors que le dernier groupe a été récupéré par le CICR à 16h10 GMT environ (18h10 heure de Paris).
    
«Un premier groupe de quatre otages sud-coréens, deux femmes et deux hommes, nous ont été remis», avait annoncé en début de soirée M. Sulejmani, depuis Janda, à une centaine de kilomètres au sud de Ghazni, où s'étaient déroulées les négociations directes entre les talibans et la délégation de Séoul. Son équipe s'est ensuite dirigée «vers un autre point de rencontre», pour récupérer des mains de chefs tribaux, médiateurs à qui les talibans devaient les remettre, les trois derniers otages.
    
Le convoi s'est arrêté non loin de Ghazni sur le bord d'une route. «Lorsque loin dans un champ ils ont aperçu un appel de phares, le chef tribal Haji Mohammad Zahir s'est dirigé dans cette direction pour récupérer les derniers otages restant» et partir en direction de Ghazni.

Inquiétude du ministre afghan des Affaires étrangères

Le ministre afghan des Affaires étrangères, Rangin Dadfar Spanta, a réagi en estimant que les circonstances apparentes de la libération lançaient un «message très dangereux».

Ila rappelé que les autorités de Séoul avaient conclu un accord sur le retrait du petit contingent sud-coréen «depuis des mois avec nous», alors que «nous étions d'accord pour qu'ils renforcent leurs activités civiles pour la reconstruction en Afghanistan». Mais les circonstances dans lesquelles se dénoue l'affaire des otages «peuvent malheureusement être interprétées» et comprises comme une victoire apparente des revendications des talibans, a-t-il observé.

Mercredi, les talibans avaient libéré douze des 19 Sud-Coréens qu'ils détenaient au lendemain d'un accord avec une délégation de Séoul qui a notamment réitéré, en échange, son engagement de retirer avant la fin de l'année d'Afghanistan son petit contingent de 200 soldats intégrés au sein des forces internationales.