Tuerie de Virginia Tech : un rapport dénonce les mauvaises décisions de l’université

Sa. C.

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Au moins 30 personnes ont été tuées lundi matin sur le campus de l'université de Virginia Tech à Blacksburg (Virginie, est), la fusillade la plus meurtrière de l'Histoire dans un établissement scolaire aux Etats-Unis.
Au moins 30 personnes ont été tuées lundi matin sur le campus de l'université de Virginia Tech à Blacksburg (Virginie, est), la fusillade la plus meurtrière de l'Histoire dans un établissement scolaire aux Etats-Unis. — AFP/Getty Images/CNN

«Prévenir les étudiants et le personnel aurait pu faire la différence». Le rapport d’enquête sur la tuerie de Virginia Tech, est sévère avec l’université, coupable, selon le document, de ne pas être intervenue efficacement pour empêcher le drame qui a coûté la vie à 32 personnes, le 16 avril dernier.

Alerte tardive

Les huit rapporteurs, désignés par le gouverneur de Virginie soutiennent que l’alerte aurait due être donnée après les premiers coup de feu de Seung Hui Cho, peu après 7h, qui ont tué deux personnes dans un dortoir. Le mail d’alerte ne sera envoyé qu’à 9h26. L’annulation des cours est également une option qui aurait dû être privilégiée, poursuit le rapport, ainsi que la fermeture de l’université.

Cependant, si le confinement des personnes présentes aurait pu sauver quelques professeurs et élèves, le rapport reconnaît que cela n’aura pas suffit, la détermination vengeresse de Cho étant trop forte pour le stopper. L’étudiant d’origine sud-coréenne était dans un tel état mental qu’«il aurait agit ailleurs sur le campus ou même à l’extérieur», souligne le rapport.

Repéré comme suicidaire

Autre question soulevée par le rapport : pourquoi Cho ne faisait-il pas l’objet d’une surveillance ? Interné en 2005 pour des troubles mentaux, il avait fait l’objet de plaintes déposées par deux étudiantes troublées par son comportement bizarre. Il était également soupçonné d’être suicidaire. Ces informations ne sont jamais parvenues à l’université.