Attaque à Ouagadougou: Selon Valls, trois assaillants présumés sont «encore recherchés»

TERRORISME Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé que trois assaillants présumés de l'attentat de Ouagadougou sont «encore recherchés»...

20 Minutes avec AFP
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L'hôtel Splendid, à Ouagadougou (Burkina Faso), a été visé par une attaque terroriste le 15 janvier 2016, revendiquée par le groupe djihadiste Aqmi.
L'hôtel Splendid, à Ouagadougou (Burkina Faso), a été visé par une attaque terroriste le 15 janvier 2016, revendiquée par le groupe djihadiste Aqmi. — ISSOUF SANOGO / AFP

L’enquête se poursuit après l’attentat de Ouagadougou (Burkina Faso). Manuel Valls a annoncé ce mardi que l’assaut qui a fait au moins trente morts dans la nuit de vendredi à samedi a été mené par « six » personnes au total. Selon le Premier minsitre français, trois assaillants présumés ont été tués, tandis que trois sont « encore recherchés ».

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Le Premier ministre a exprimé sa « solidarité avec le Burkina Faso, attaqué, les morts de ce pays et toutes les victimes de ces attentats terroristes », devant l’Assemblée, qui, en début de séance ce mardi, a observé une minute de silence en hommage aux victimes. Manuel Valls a en particulier salué la mémoire des victimes françaises, Arnaud Cazier, Eddie Touati et Leïla Alaoui, ainsi qu’Antonio Basto, un Portugais vivant depuis longtemps en France.

Au total, trois attaques, « distinctes mais certainement coordonnées », se sont produites vendredi dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest, avec l’attaque de l’escorte d’un préfet dans le nord du pays (deux morts et deux blessés) et l’enlèvement d’un couple d’Australiens « installé dans le pays depuis plus de 40 ans », a souligné le chef du gouvernement.

Combien d’assaillants ?

Le groupe Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), qui a revendiqué cette attaque, a publié la photo de trois membres du commando, âgés tout au plus de 25 ans, en les qualifiant d'« al-Ansari », vocable utilisé pour désigner des combattants autochtones dans la terminologie djihadiste. De nombreux témoignages ont cependant fait état de plus de trois assaillants. Plusieurs témoins ont également évoqué la présence de deux femmes, une thèse écartée par les autorités pour le moment.

Une vingtaine de personnes ont été interpellées dimanche et lundi à Ouagadougou dans le cadre de l’enquête, d’après une source proche du dossier qui a évoqué l’existence possible d’une « cellule dormante ».

« La jeune démocratie du Burkina Faso a besoin de notre soutien et de notre aide et le président de la République a proposé l’assistance de la France notamment pour le bon déroulement de l’enquête », a souligné Manuel Valls.