Attaque à Ouagadougou: Une vingtaine de personnes interpellées

TERRORISME Les autorités poursuivent leurs investigations après l'attaque terroriste qui a eu lieu au Burkina Faso dans la nuit de vendredi à samedi...

20 Minutes avec AFP

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Un enquêteur burkinabè passe à côté de véhicules calcinés devant l'hôtel Splendid, le 17 janvier 2016 à Ouagadougou
Un enquêteur burkinabè passe à côté de véhicules calcinés devant l'hôtel Splendid, le 17 janvier 2016 à Ouagadougou — ISSOUF SANOGO AFP

Une vingtaine de personnes ont été interpellées dimanche et ce lundi à Ouagadougou au lendemain de l’attaque djihadiste qui a fait 30 morts, d'après une source proche du dossier qui a évoqué l’existence possible d’une « cellule dormante ».

« Une vingtaine de personnes ont été arrêtées depuis hier (dimanche) dans le cadre de l’enquête. Certains ont été relâchés, d’autres sont encore en garde à vue en train d’être entendus », a affirmé cette source sous couvert d’anonymat.

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Selon une source sécuritaire, des opérations de police ont eu lieu dans le quartier musulman Hamdalaye dans l’ouest de Ouagadougou.

Un véhicule avec des plaques nigériennes

Concernant le déroulement de l’attaque, « les djihadistes ont loué un véhicule à Ouagadougou à bord duquel ils sont arrivés à l’hôtel. Ils ont d’abord exécuté le chauffeur. Ils ont jeté le corps sur le bord de la voie avant de commencer l’attaque », selon cette source.

« Un autre véhicule avec des plaques nigériennes était déjà stationné devant l’hôtel et pourrait appartenir à des complices », a précisé cette source.

Des équipes françaises sur les lieux de l'attaque

Le ministre de l’Intérieur Simon Compaoré avait déjà évoqué l’utilisation possible d’un véhicule nigérien, ajoutant que « cela ne signifiait rien », notamment sur la nationalité des djihadistes.

Cette source a aussi indiqué qu’une vidéo provenant de caméras de surveillance de l’hôtel Splendid, épicentre de l’attaque, était « en cours d’analyse par des experts américains du FBI (Federal Bureau of Investigation) ».

Les enquêteurs burkinabè épaulés par des équipes françaises travaillaient toujours sur les lieux de l’attaque ce lundi soir.