Etats-Unis: Une veuve poursuit Twitter qu'elle accuse de faire la propagande de Daesh

JUSTICE Son mari a été récemment tué dans une attaque en Jordanie...

20 Minutes avec agences

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Le logo Twitter sur la bourse de New-York.
Le logo Twitter sur la bourse de New-York. — EMMANUEL DUNAND / AFP

Tamara Fields a déposé une plainte contre Twitter, ce mercredi, devant un tribunal fédéral à Oakland (Californie, Etats-Unis). Cette veuve de Lloyd Fields tué récemment dans une attaque en Jordanie reproche au réseau social de servir d’outil de propagande à Daesh et de favoriser ainsi sa « croissance fulgurante ».

La plainte, repérée par L’Obs, accuse le petit oiseau bleu de fournir « un soutien matériel » aux djihadistes, en leur donnant un « libre accès » pour propager « leur message, recruter des membres et recueillir des dons ».

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Daesh avait environ 70.000 comptes ouverts sur Twitter

« Sans Twitter, la croissance fulgurante de l’EI [Daesh] au cours des dernières années n’aurait jamais été possible. Ce soutien matériel […] lui a permis de mener de nombreuses attaques terroristes », souligne encore la plainte, qui inclut parmi ces attaques celle à l’origine de la mort du mari de la plaignante.

Selon le site de ABC News, Daesh avait environ 70.000 comptes ouverts sur Twitter et affichait près de 90 tweets à la minute au moment de la mort de Lloyd Fields. Cet instructeur œuvrant dans un centre de police en Jordanie a été abattu, en novembre dernier, avec deux autres collègues et deux employés jordaniens, par Anwar Abou Zeid, un policier jordanien aux motivations toujours inconnues.

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Twitter juge cette plainte « dénuée de fondement »

Le groupe Twitter a fait savoir qu’il jugeait cette plainte « dénuée de fondement ». « Comme le reste de la planète, nous sommes horrifiés par les atrocités perpétrées par des groupes extrémistes. Les menaces violentes et la promotion du terrorisme n’ont pas leur place sur Twitter et, comme d’autres médias sociaux, nos règles sont claires à ce sujet », a souligné un porte-parole de la compagnie.

Un porte-parole qui a rappelé que Twitter, dont les employés auraient déjà reçu des menaces de mort de la part de Daesh à la suite de blocages de comptes, dispose d’une équipe enquêtant sur des comptes et des tweets faisant l’apologie de la violence, et travaille « à cet effet en collaboration avec les agences de renseignement ».