Allemagne: Les étrangers condamnés seront refoulés plus facilement

JUSTICE «C'est une réponse dure mais bonne de l'Etat», a jugé le ministre allemand de l'Intérieur...

20 Minutes avec AFP
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Policiers devant la gare de Cologne le 11 janvier 2015.
Policiers devant la gare de Cologne le 11 janvier 2015. — Oliver Berg/AP/SIPA

Les partenaires de la coalition gouvernementale allemande sont tombés d'accord ce mardi pour faciliter les reconduites aux frontières de criminels étrangers, une réforme décidée à la suite des agressions attribuées à des migrants le 31 décembre.

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«C'est une réponse dure mais bonne de l'Etat à ceux qui, bien qu'ils cherchent ici la protection, croient qu'ils peuvent commettre des délits sans que cela n'ait de conséquences sur leur présence en Allemagne», a jugé le ministre de l'Intérieur, le conservateur Thomas de Maizière, lors d'un point-presse. «Les criminels doivent rendre des comptes de manière conséquente en Allemagne», a renchéri le ministre social-démocrate de la Justice, Heiko Maas. «Pour les criminels étrangers l'expulsion est l'une de ces conséquences», a-t-il ajouté.

Peine de prison, expulsion

Berlin veut ainsi que les étrangers condamnés à une peine de prison, même avec sursis, puissent être obligés de quitter l'Allemagne, une proposition émise par la chancelière Angela Merkel peu après les violences perpétrées à Cologne la nuit de la Saint-Sylvestre et qui ont scandalisé les Allemands.

Jusqu'ici, deux types de procédure existent. La plus stricte prévoit que tout étranger condamné à au moins trois ans de prison doit être expulsé si sa vie ou sa santé n'est pas menacée dans son pays d'origine. La seconde prévoit un simple ordre de quitter le territoire après une condamnation à une peine d'un an de prison ferme. C'est cette procédure qui sera facilitée pour couvrir aussi les peines avec sursis, selon les ministres.

Plus de 500 plaintes ont été déposées pour des vols et surtout pour des agressions à caractère sexuel commises la nuit de la Saint-Sylvestre à Cologne sur des femmes et attribuées à des migrants originaires du Maghreb et du monde arabe, selon les autorités. «Si les réfugiés ont commis un délit», cela doit «avoir des conséquences, (...) cela veut dire que le droit (de séjour) doit s'arrêter s'il y a une peine de réclusion, même avec sursis», avait déclaré Angela Merkel après ces violences.