Aux Etats-Unis, les annonces successives sur le contrôle des armes font exploser leurs ventes

ARMES Le «New York Times» a établi un lien entre l’évolution des ventes d’armes et les annonces faites à ce sujet par les responsables politiques…

H.S. avec AFP

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Des policiers sur les lieux de la fusillade de San Bernardino en Californie, le 2 décembre 2015
Des policiers sur les lieux de la fusillade de San Bernardino en Californie, le 2 décembre 2015 — FREDERIC J. BROWN AFP

Le débat agite la société américaine depuis des dizaines d’années. La régulation du marché des armes à feu aux Etats-Unis continue, à chaque nouvelle tuerie, d’interroger les responsables politiques qui peinent à instaurer une nouvelle législation à ce sujet.

A l’occasion de nouvelles annonces, présentées ce mardi soir par Barack Obama, le quotidien The New York Times a dédié une grande partie de son édition du jour à la question des armes.

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Dans un article intitulé « Les ventes d’armes s’envolent après les appels d’Obama à de nouvelles restrictions », les journalistes dressent un bilan chiffré des quinze dernières années et révèlent une augmentation significative des ventes d’armes liées au positionnement de Barack Obama ou simplement à sa personne.

Au-delà d’une hausse constante des ventes, le quotidien identifie quatre événements majeurs associés à des « pics » : les attentats du 11 septembre 2001, la première élection de Barack Obama à la tête du pays, sa réélection (qui correspond également à la tuerie de Sandy Hook) puis le mois de décembre 2015 marqué par la tuerie de San Bernardino en Californie et par les déclarations de Barack Obama à ce sujet.

Pour autant, le journal n’accuse par le Président d’être responsable de la bonne santé de l’industrie des armes à feu et pointe le cas de deux Etats américains qui ont subi le même effet après des annonces similaires de leurs gouverneurs.

« Le lobby des armes tient le Congrès en otage »

Sur son compte Twitter, Barack Obama a mis en cause le puissant lobby des armes, accusé de retenir en otage le Congrès. Assurant avoir le droit et l’écrasante majorité de la population de son côté, le président américain a décidé de court-circuiter la chambre, contrôlé par ses adversaires républicains qui refusent de légiférer sur ce thème.

Il déclinera ainsi, à 11H40 (16H40 GMT) depuis la Maison Blanche, un ensemble de décrets et propositions visant à faire bouger les lignes face à des chiffres glaçants : quelque 30.000 personnes trouvent la mort par armes à feu aux Etats-Unis chaque année.