Auschwitz: Nombre record de visiteurs pour les 70 ans de la libération du camp

HISTOIRE En 2015, 1,72 million de personnes s’étaient rendues sur le site de l’ancien camp de la mort…

20 Minutes avec AFP

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Des voies ferrées dans le camp de Auschwitz-Birkenau, le 27 janvier 2014
Des voies ferrées dans le camp de Auschwitz-Birkenau, le 27 janvier 2014 — Janek Skarzynski AFP

Soixante-dix ans après la libération du camp de la mort d’Auschwitz-Birkenau en Pologne, la mémoire des victimes du nazisme continue de vivre à travers les milliers de visiteurs qui se sont rendus sur le site l’année passée.

Ainsi, en 2015, le nombre record de 1,72 million de visiteurs a été communiqué par le musée d’Auschwitz. Ils avaient été 1,53 million de visiteurs en 2014.

« La visite du site de l’ancien camp n’est pas uniquement une leçon d’histoire, c’est aussi un moment de réflexion unique sur sa propre responsabilité pour le monde d’aujourd’hui », a déclaré le directeur du musée Piotr Cywinski dans un communiqué.

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Quelque 425.000 Polonais ont visité ce site l’an dernier, alors que les Britanniques ont été le plus nombreux parmi les visiteurs étrangers (222.000), suivis des Américains (141.000), Allemands (93.000), Italiens (76.000), Espagnols (68.000), Israéliens (61.000) et Français (57.000).

Une hausse importante de visiteurs venus d’Amérique du Sud

L’an dernier, le site a enregistré une hausse de 51 % des visiteurs venus d’Amérique du Sud et de 39 % de ceux d’Amérique du Nord, toujours selon le communiqué.

80 % des personnes ont suivi la visite du camp accompagnées d’un guide éducateur parlant une de la vingtaine de langues proposées. Le site internet du musée du camp a été visité 25 millions de fois l’an dernier, alors que quelque 200.000 personnes suivent le profil du musée sur Facebook.

Pendant la Seconde guerre mondiale, environ 1.100.000 personnes, dont près d’un million de juifs, ont été tuées par les nazis dans le camp d’Auschwitz-Birkenau entre 1940 à 1945.

Les autres victimes furent surtout des Polonais non-juifs, des Tziganes et des prisonniers soviétiques.