Attentat déjoué à Bruxelles: Ce que l'on sait sur les deux suspects écroués

TERRORISME Les deux hommes soupçonnés de préparer un attentat visant Bruxelles pratiquaient la moto et l'airsoft...

L.C.

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Illustration d'un policier belge, photographié le 29 décembre 2015 à Bruxelles
Illustration d'un policier belge, photographié le 29 décembre 2015 à Bruxelles — NICOLAS MAETERLINCK / BELGA / AFP

On en sait un peu plus sur les deux hommes soupçonnés de préparer un attentat à Bruxelles pour les fêtes de fin d’année, arrêtés lundi en Belgique20 Minutes fait le point.

Moto et airsoft

Les deux suspects sont originaires du même quartier d’Anderlecht, une commune limitrophe de la capitale belge. Selon le journal belge La Dernière Heure, ils faisaient partie du même club de motards, baptisé les « Kamikaze Riders » et bien connu de la police belge pour avoir été cité dans des affaires de départs en Syrie.

Chez l’un des deux suspects, la police a non seulement retrouvé du matériel de propagande lié à l’organisation Etat islamique, mais également du matériel utilisé pour pratiquer l’airsoft, une activité consistant à simuler une guerre à plusieurs joueurs, en tenue de camouflage et en utilisant des répliques d’armes de guerre utilisant des billes de plastique. Les enquêteurs ont aussi retrouvé des tenues en treillis militaire.

Un prêcheur radical cité dans le dossier Sharia4Belgium

Le premier suspect, Saïd S., 30 ans, serait le dirigeant et le recruteur de cette cellule djihadiste présumée. Selon La Dernière Heure, il avait été «cité dans le dossier Sharia4Belgium, sans être poursuivi». Il a également été condamné pour des faits de vol par effraction et avec armes. Saïd S. est aussi connu « comme étant un prêcheur radical », précise la RTBF

Le deuxième homme arrêté est présenté sous le nom de Mohamed K., 27 ans. Si son casier judiciaire est vierge, les enquêteurs ont découvert qu'il consultait des sites Internet liés au terrorisme, rapporte RTL.be.

Tous deux ont été placés sous mandat d’arrêt par le parquet fédéral pour menaces d’attentat et participation aux activités d’un groupe terroriste. Ils comparaîtront jeudi en chambre du conseil.