La police pakistanaise arrête un homme soupçonné d'avoir coupé les mains d'un de ses employés

PAKISTAN Le garçon de ferme mutilé par son employeur est âgé de dix-sept ans...

20 Minutes avec AFP
Illustration d'un policier pakistanais.
Illustration d'un policier pakistanais. — RIZWAN TABASSUM / AFP

Les deux mains coupées. Un garçon de ferme de 17 ans a subi une mutilation d’une rare violence de la part du propriétaire terrien qui l’employait. La police pakistanaise a indiqué mardi avoir arrêté son tortionnaire dans les environs de Lahore (est) et deux de ses complices soupçonnés d’avoir coupé les mains du jeune homme en raison d’une dette.

La famille saisit la police deux mois après les faits

Les faits se sont produits il y a environ deux mois dans le district agricole d’Hafizabad, à 80 km au nord-ouest de Lahore dans le Pendjab, grenier à blé du Pakistan, mais la famille de la victime n’a saisi la police que lundi.

Les propriétaires terriens jouissent d’une influence considérable dans le pays, et certains exercent sur les paysans en auto-subsistance et les fermiers qui travaillent leurs terres un pouvoir féodal quasi-médiéval.

Un couteau de cuisine

« Asad Israr-ul-Haq et ses deux complices ont coupé les mains d’Akram Abu Bakar, 17 ans », selon le rapport de la police. « La famille de la victime avait emprunté 15.000 roupies (130 euros) au propriétaire terrien et ne parvenait pas à le rembourser », selon les enquêteurs.

Le chef du commissariat local, Mahmood Butt, a ajouté que les assaillants s’étaient servi d’un couteau de cuisine. Abu Bakar et sa famille se sont réfugiés dans leur région d’origine, à Sheikhupura, par crainte de nouvelles représailles, mais un journaliste local les a finalement persuadés de briser le silence, a indiqué Mahmood Butt.