CYCLONE

Au Mexique, avant la tempête, «la vente d’alcool est interdite»

L'île de Cozumel sous «alerte maximum» prépare l’arrivé de Dean dans le calme et sans boissons...

Le Mexique ne veut pas répéter les erreurs de Wilma. En 2005, les autorités de la presqu'île du Yucatan (côte caraïbe du Mexique) avaient été surprises par l’ouragan et les populations avaient souffert. Bilan: 7 morts, et des infrastructures touristiques ravagées. Cette fois-ci le gouverneur de l'Etat de Quintana Roo a decreté l'alerte maximum. Ce qui, selon les autorités mexicaines, va accélérer l'évacuation des populations vivant dans les zones à risque. Déjà 90.000 touristes ont quitté la zone. Simple précaution puisque, selon le National Hurricane Center, organisme américain chargé de surveiller les ouragans, le cyclone Dean devrait passer au sud de la région.

Le calme avant la tempête

Eliane Godment, Française installée sur l’île de Cozumel depuis 14 ans, a décidé de rester. Elle gère un gîte sur cette île située à l'est des côtes de la péninsule du Yucatán. «Les gens depuis deux jours mettent des planches de bois pour protéger les fenêtres et les portes, raconte-t-elle à 20minutes.fr. Il n’y a pas de panique. Beaucoup de touristes ont été rapatriés vers les terres. D'après les infos de la radio locale, il en reste 700 sur l’île. Il n’y avait pas obligation de partir. Mais c’était fortement conseillé.»

Poubelles ramassées

Le ramassage des poubelles a été renforcé pour éviter que les détritus ne se transforment en projectiles quand les premiers vents de Dean se feront sentir. «C’est le bon côté des choses», s’amuse Eliane. Et pour limiter les dégâts les services techniques de Cozumel ont retiré les poteaux électriques et les lampadaires, le temps de la tempête.

Vente d’alcool prohibée

Les rues ne sont pas encore vides : «Hier, j’ai fait la queue pendant deux heures pour faire le plein d’essence. Les gens prennent d’assaut les stations services et les magasins pour s’approvisionner.» Mais depuis dimanche, dans les magasins de Cozumel, un produit est interdit à la vente: l’alcool. «Pour éviter que les gens se saoulent et sortent dans la rue pendant la tempête». A partir de 21 heures (4 heures, mardi matin, heure de Paris, ndlr), les gens ne pourront plus sortir.

Sur l’île, les plus fragiles sont les populations plus défavorisées: «Ceux qui vivent dans des cabanes en bois avec des toits en tôle vont être logés dans des abris, dans des écoles ou dans les églises.» Une «mesure obligatoire» appliquée par la police locale. Pour l’instant c’est le calme et Eliane Dogment attend la fin de la tempête pour remplir ses chambres: «Tous mes clients sont partis !»