«Quelle influence peut avoir Kouchner en Irak?»

REVUE DE PRESSE ANGLO-SAXONNE Le ministre des Affaires étrangères poursuit sa visite à Bagdad…

A.S

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Auparavant, M. Kouchner, accompagné de son homologue irakien Hoshyar Zebari, était allé déposer une gerbe devant un monument commémorant la mort du représentant de l'ONU en Irak, Sergio Vieira de Mello, et de 21 autres personnes, tués dans un attentat à Bagdad, le 19 août 2003.
Auparavant, M. Kouchner, accompagné de son homologue irakien Hoshyar Zebari, était allé déposer une gerbe devant un monument commémorant la mort du représentant de l'ONU en Irak, Sergio Vieira de Mello, et de 21 autres personnes, tués dans un attentat à Bagdad, le 19 août 2003. — Ahmad al-Rubaye AFP

Bernard Kouchner est le «VIP le plus important qui a visité l'Irak» cette année. Cette affirmation d'un haut responsable irakien, cité par le quotidien britannique «Daily Telegraph» et qui fait de l'ombre aux Premiers ministres britanniques Tony Blair et Gordon Brown - eux aussi hôtes de Bagdad - montre l'attention que porte le gouvernement irakien aux efforts de la diplomatie française pour recréer des liens entre les deux pays.

Cette visite symbolique du ministre français des affaires étrangères intervient, rappelle le «New York Times» à l'occasion du quatrième anniversaire de l'attentat contre le quartier général de l'ONU à Bagdad qui avait coûté la vie à l'envoyé spécial de la communauté internationale, le Brésilien Sergio Vieira de Mello, «ami de Bernard Kouchner».

La première visite d'un haut responsable français en Irak depuis l'invasion américaine de mars 2003 se poursuit lundi avec un entretien entre le ministre français des Affaires étrangères et le président irakien Jalal Talabani (kurde). Bernard Kouchner doit également rencontrer les deux vice-présidents irakiens, Tarek al-Hachémi et Adel Abdel Mahdi, et le président de la région autonome kurde, Massoud Barzani.

La veille, le Premier ministre irakien Nouri al Maliki avait reçu le chef de la diplomatie française et a exhorté la France à lui apporter son soutien pour établir la sécurité et la stabilité dans le pays, «grâce à ses contacts dans la région et à sa stature internationale».

Selon un communiqué de son bureau, le chef de gouvernement irakien a également souhaité que «les entreprises françaises participent à la reconstruction du pays, qui a commencé à se débarrasser des groupes terroristes».

Si Bernard Kouchner est venu «écouter toutes les communautés, sans exception», «il n'est pas évident, estime le «Financial Times», quelle aide il peut apporter ou quelle influence il peut avoir sur la crise actuelle» alors que les ministres sunnites ont démissionné du gouvernement.

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