VIDEO. Kenya: L'atterrissage d'urgence de l'avion d'Air France du à une bombe factice

MONDE L'objet découvert dans les toilettes de l'avion était en réalité «un ensemble composé de cartons et d'une espèce de minuteur»...

M.C., B.D., avec AFP

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L'appareil d'Air France qui a atterri en urgence à l'aéroport international Moi, de Mombasa, au Kenya, le 20 décembre 2015.
L'appareil d'Air France qui a atterri en urgence à l'aéroport international Moi, de Mombasa, au Kenya, le 20 décembre 2015. — Edwin Kana/AP/SIPA

La bombe serait factice. Un avion d’Air France, en provenance de l’île Maurice et à destination de l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle à Paris, a dû se poser dans la nuit de samedi à dimanche à Mombasa, au Kenya, après la découverte d’un colis suspect à bord, a annoncé la police kényane.

L'objet découvert était en réalité «un ensemble composé de cartons et d'une espèce de minuteur», a déclaré, peu avant 16h, Frédéric Gagey, le président-directeur général d'Air France. Après analyse, il s'agit d'une fausse alerte (...) d'après les informations dont nous disposons.»

Atterrissage d'urgence au Kenya

Le vol AF 463, avec 459 personnes à bord et 14 membres d’équipage, avait quitté l’île Maurice à 21h locales et devait arriver à Paris à 5h50. Il a atterri à l’aéroport international Moi de Mombasa, sur la côte est du Kenya, à 00h37 locales. « Il a demandé un atterrissage d’urgence, après qu’un dispositif suspecté d’être une bombe a été découvert dans les toilettes. Un atterrissage d’urgence a été préparé, il a atterri sans problème et les passagers ont été évacués », a indiqué Charles Owino, un porte-parole de la police.

« Il y a eu un très gros bruit dans l’avion »

« Il y a eu un très gros bruit dans l’avion. Moi, je regardais mon écran et j’ai vu que l’avion était en train de tourner. Il y avait un peu de bruit, de secousses. Puis, à un moment donné, l’avion a beaucoup tremblé », a expliqué l’une des passagères à Europe 1.

« Des experts en explosif de la Marine et du Département d’investigations criminelles de la police (CID) ont été appelés, ont pris ce dispositif et le démontent pour voir s’il contenait de l’explosif », a-t-il ajouté. Le ministre kényan de l’Intérieur Joseph Nkaissery a indiqué en fin de matinée que la police interrogeait plusieurs passagers du vol, sans pouvoir en préciser le nombre exact.

« L’enquête est encore en cours, mais ce que je peux confirmer pour l’instant, c’est que les enquêteurs interrogent plusieurs passagers au sujet de l’engin qui a été trouvé à bord (du vol) d’Air France », a-t-il déclaré à la presse.

 

Un retour dès ce soir à Paris des passagers et de l'équipage?

Le ministre s’est refusé à tout commentaire sur la nature de l’engin en question. « C’est une affaire internationale et nous parlons également aux autorités de l’île Maurice, pour savoir s’il y a eu une fouille des passagers avant qu’ils embarquent », a-t-il ajouté. Le ministère des Affaires Etrangères français a indiqué dans un communiqué que le Centre de crise et de soutien et l’ambassade de France à Nairobi avaient été mobilisés « en lien avec Air France et les autorités kenyanes, pour assurer l’hébergement et le retour dès ce soir à Paris des passagers et de l’équipage ».

Contacté, Air France a indiqué « retser en contact avec les autorités kényanes » et mettre « tout en oeuvre pour assurer le réacheminement de ses clients ». Un appareil doit être envoyé à Mombasa pour assurer leur retour vers Paris "en fin de journée » ce dimanche, indique la compagnie aérienne dans un communiqué.

Sur son compte Twitter, le ministère de l’Intérieur kényan a publié des images des passagers du vol évacués à l’hôtel Continental. Le ministre Joseph Nkaissery leur a rendu visite, et a déjeuné avec eux.

L’avion, qui est longtemps resté sur la piste d’atterrissage, a été déplacé en fin de matinée, alors que le trafic avait repris normalement sur l’aéroport.