Chine: Une seconde alerte rouge à la pollution déclenchée à Pékin

POLLUTION Cette nouvelle «alerte rouge» persistera jusqu'à mardi...

20 Minutes avec AFP

— 

La pollution à Pékin, le 29 novembre 2015, illustration.
La pollution à Pékin, le 29 novembre 2015, illustration. — CHINE NOUVELLE/SIPA

Pékin suffoquait à nouveau samedi sous un épais brouillard toxique. La seconde «alerte rouge» -de niveau maximal- à la pollution a été déclenchée en l'espace de deux semaines. Elle a été accueillie avec exaspération et résignation par les habitants de la capitale chinoise.

Décrétée vendredi, cette nouvelle «alerte rouge» est entrée en vigueur samedi à l'aube et persistera jusqu'à mardi. Le Bureau municipal en charge de l'environnement a ordonné des fermetures d'usines et la mise en place d'une circulation alternée pour les véhicules privés afin de limiter l'expansion du smog, et les écoles seront fermées en début de semaine prochaine.

«Que j'apprécie la circulation alternée!»

De fait, dans les avenues du centre-ville, d'ordinaire bloquées par des embouteillages endémiques, le trafic automobile apparaissait extrêmement léger samedi en milieu de matinée -les restrictions mises en place intervenant de surcroît en plein week-end.

«Que j'apprécie la circulation alternée! On roule enfin sans entraves sur le deuxième périphérique», ironisait un internaute sur le réseau de microblogs Weibo. «Est-ce que cette ville est encore habitable?», se désolait un autre. Le brouillard blanchâtre réduisait nettement la visibilité et estompait les contours des immeubles voisins, sans que la concentration de microparticules toxiques n'atteigne toutefois les inquiétants pics enregistrés ces dernières semaines.

La première alerte déclenchée le 7 décembre

La densité de particules de 2,5 microns de diamètre (PM 2,5), particulièrement dangereuses pour la santé car elles pénètrent profondément dans les poumons, dépassait samedi 200 microgrammes par mètre cube, selon les niveaux de référence mesurés par l'ambassade américaine. Soit très au-dessus du plafond maximal recommandé par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui est de seulement 25 microgrammes pour une exposition de ving-quatre heures.

Les autorités pékinoises avaient annoncé pour la toute première fois le 7 décembre une alerte rouge inédite, couplée à une batterie de mesures drastiques - quelques jours après avoir été durement critiquées pour leur réponse jugée insuffisante face à un épisode de smog plus gravissime encore et des niveaux de pollution dépassant les 600 microgrammes/m3.