Syrie: Obama veut toujours le départ de Bachar al-Assad

ETATS-UNIS Le sort d'Al-Assad est l’un des points de désaccord entre Washington et Moscou...

N.Beu. avec AFP

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Le président Barack Obama, le 18 décembre 2016 lors d'une conférence de presse à Washington
Le président Barack Obama, le 18 décembre 2016 lors d'une conférence de presse à Washington — NICHOLAS KAMM AFP

Barack Obama met sa position au clair. Le président des Etats-Unis a réaffirmé ce vendredi que son homologue syrien, Bachar al-Assad, devait quitter le pouvoir, le sort du chef de l’Etat syrien étant l’un des points de désaccord entre Washington et Moscou pour trouver un règlement politique à la guerre.

Au moment où les grandes puissances sont réunies vendredi à l’ONU à New York pour discuter d’un éventuel plan de paix en Syrie, le président Obama a jugé qu’il n’y aurait pas de paix dans ce pays ravagé par quatre ans et demi de conflit « sans un gouvernement légitime », lors de sa conférence de presse annuelle à la Maison Blanche.

« Il a perdu toute légitimité »

« Je pense qu’Assad va devoir partir pour que le pays mette un terme aux effusions de sang ou pour que toutes parties prenantes puissent aller de l’avant », a déclaré le président américain, mais sans préciser à quel moment d’une éventuelle transition politique en Syrie Assad quitterait le pouvoir. « Aux yeux de son pays, il a perdu toute légitimité », a encore martelé Obama.

« Vous ne pouvez pas mettre fin à la guerre civile tant que vous n’avez pas de gouvernement considéré comme légitime par la majorité de ce pays », a martelé le président. Au même moment, les grandes puissances, dont les Etats-Unis et la Russie, se mettaient d’accord au Conseil de sécurité de l’ONU à New York sur le texte d’un projet de résolution entérinant un plan de paix américano-russe en Syrie, selon des diplomates.

Le recul de Kerry

Mais le sort du président syrien reste la principale pomme de discorde entre Américains et Russes. Le secrétaire d’Etat, John Kerry, a toutefois été critiqué ces dernières semaines pour avoir mis de l’eau dans son vin et s’être rapproché de Moscou en n’exigeant plus un départ immédiat de Bachar al-Assad, l’allié de la Russie.

Le calendrier de départ du président syrien est désormais « négociable », avaiten effet dit John Kerry. Ce que Laurent Fabius avait également dit, en d'autres termes, il y a quelques jours : « Une Syrie unie implique une transition politique. Cela ne veut pas dire que Bachar al-Assad doit partir avant même la transition, mais il faut des assurances pour le futur. »