Centrafrique: A Bangui, des tirs et des barricades après l'annonce des candidats à la présidentielle

VIOLENCES La candidature de l'ex-président François Bozizé a été rejetée ce mardi par la Cour constitutionnelle centrafricaine...

L.C. avec AFP

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Une barricade érigée à Bangui (Centrafrique) dans le quartier PK5, le 20 novembre 2015.
Une barricade érigée à Bangui (Centrafrique) dans le quartier PK5, le 20 novembre 2015. — /NEWSCOM/SIPA

Situation tendue à Bangui, capitale de la Centrafrique, où des barricades ont été érigées et des tirs entendus ce mardi après-midi après l’annonce des candidatures retenues pour participer à l’élection présidentielle qui doit avoir lieu le 27 décembre prochain. La candidature de l’ex-président François Bozizé a notamment été rejetée.

Huit quartiers concernés, surtout en périphérie de Bangui

L’ambassade de France en Centrafrique a averti les ressortissants français de ces violences dans un message de sécurité envoyé par SMS. Huit quartiers de la ville sont concernés selon l’ambassade, qui recommande d'« éviter ces secteurs et de limiter les déplacements au strict nécessaire ».

Le calme régnait dans le centre-ville et la situation était surtout tendue dans les quartiers périphériques de la capitale comme Combattants, non loin de l’aéroport, et Gobongo, proches des fiefs des anti-balaka.

Rejet de la candidature de François Bozizé

La Cour constitutionnelle centrafricaine a validé ce mardi matin 30 candidatures pour la présidentielle et annoncé le rejet de celles de François Bozizé et de Patrice-Edouard Ngaïssona, le coordinateur général des milices - majoritairement chrétiennes et animistes - anti-balaka accusées d’avoir commis d’innombrables exactions depuis deux ans. François Bozizé, qui vit en exil, est sous le coup de sanctions de l’ONU et d’un mandat d’arrêt centrafricain pour son rôle présumé dans les violences et les tueries.

Le premier tour des élections présidentielle et législatives est officiellement prévu le 27 décembre, avant un éventuel second tour le 16 janvier 2016. Ces scrutins ont été plusieurs fois reportés en raison essentiellement de la situation sécuritaire.