La police antiterroriste se charge de l’enquête sur cette attaque survenue samedi soir.
La police antiterroriste se charge de l’enquête sur cette attaque survenue samedi soir. — Amelia Rabin/CATERS/SIPA

TERRORISME

Attaque au couteau à Londres: L'agresseur avait des images de Daesh dans son téléphone

Des photos du groupe Etat islamique ont été découvertes dans le mobile du suspect...

Des images du groupe djihadiste Etat islamique (EI) associées aux récents attentats à Paris ont été trouvées sur le téléphone portable de l'homme qui a blessé deux personnes au couteau samedi dans le métro de Londres (Grande-Bretagne), précisément à Leytonstone, a annoncé le parquet ce lundi.

Inculpé pour tentative de meurtre

Les enquêteurs ont également trouvé des photos montrant un exercice récent de la police britannique sur le téléphone de Muhaydin Mire, 29 ans, qui a comparu devant un tribunal après avoir été inculpé pour tentative de meurtre.

Nouvelle comparution vendredi

A l'audience, vêtu d'un t-shirt gris et d'un pantalon de jogging, Muhaydin Mire a seulement confirmé son identité, sa date de naissance et son adresse de domiciliation. Il a été maintenu en détention et comparaîtra de nouveau vendredi devant le tribunal de l'Old Bailey. L'homme a été décrit comme très agité par plusieurs témoins, présents sur place, qui ont entendu l'agresseur justifier son acte en disant: «C'est pour la Syrie.» La police n'a toutefois pas confirmé cette information.

L'attaque est survenue deux jours après les premières frappes aériennes britanniques contre Daesh en Syrie. Elle a également eu lieu moins d'un mois après les attentats de Paris, revendiqués par l'EI, et trois jours après une tuerie aux Etats-Unis.

Les enquêteurs du commandement antiterroriste (CTC) continuaient ce lundi à vérifier si l'accusé avait agi seul pour commettre ce qu'ils ont qualifié d'«acte de terrorisme», un logement dans l'est de Londres ayant été perquisitionné la veille, dimanche.

«Il avait surtout l'air taré»

La principale victime, un homme de 56 ans, présentait une entaille de douze centimètres de long à la nuque, selon le parquet. Admis dans un hôpital londonien, il a été opéré pendant cinq heures. Mais ses jours ne seraient pas en danger. Selon Salim Patel, qui tient une petite échoppe à l'intérieur de la station, l'agresseur a d'abord violemment frappé le quinquagénaire avant de sortir une lame et de faire «des mouvement de va-et-vient», comme s'il voulait décapiter la victime.

Un autre homme, David Pethers, un ingénieur de 33 ans, a été légèrement blessé au cou en tenant de s'interposer. Il est l'un de ceux qui assurent que l'agresseur «a dit quelque chose sur la Syrie». «Il avait surtout l'air taré, il avait cette lueur de folie dans le regard», a-t-il affirmé au Daily Mail, déplorant que d'autres témoins étaient «trop occupés à filmer la scène avec leur smartphones pour intervenir».

Le niveau de menace terroriste, à 4 sur une échelle de 5

L'attaque de samedi rappelle l'assassinat en mai 2013 du soldat Lee Rigby dans le sud de Londres. Il avait été lardé de coups de couteau par ses agresseurs qui s'étaient présentés comme des «soldats d'Allah en guerre contre la Grande-Bretagne» et avaient tenté de le décapiter. En mars, un adolescent de 19 ans a été condamné à 22 ans de prison pour avoir projeté de décapiter un autre soldat.

Depuis août 2014, le niveau de menace terroriste est à 4 sur une échelle de 5 en Grande-Bretagne, signifiant qu'un attentat est considéré «hautement probable».